L’ancien bâtonnier Akere Muna, candidat à la présidentielle de 2025, dénonce le rejet de la candidature de Maurice Kamto, qu’il juge infondé juridiquement.
Lire sa sortie :
« La Justice ne doit pas seulement être rendue, elle doit aussi être perçue comme telle.
En ma qualité de candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025, je souhaite exprimer ma vive préoccupation quant au rejet de la candidature du Professeur Maurice Kamto. Ce rejet, auquel on peut ajouter d’autres, repose sur des motifs qui ne correspondent ni aux faits établis ni aux dispositions de l’article 121 du Code électoral, et plus particulièrement à celles de l’article 5, alinéa 2, qui dispose que :
« Les membres d’Elections Cameroon, dans l’exercice de leurs fonctions, ne doivent, en aucun cas, solliciter ou recevoir d’instructions ni d’ordre d’une autorité publique ou privée nationale ou étrangère. »
Il importe que le Conseil constitutionnel se rappelle une maxime fondamentale issue du « common law »
*« La justice ne doit pas seulement être rendue, elle doit aussi être perçue comme telle. »*
Cette formule souligne l’importance capitale de la perception publique dans l’administration de la justice. Une décision judiciaire doit être non seulement équitable, mais également apparaître comme telle aux yeux du public, afin de préserver la confiance dans le système judiciaire. Ce principe, énoncé avec éclat par Lord Hewart dans l’affaire *R v Sussex Justices, ex parte McCarthy*, rappelle que, même lorsque la justice est effectivement rendue, un manque de transparence ou une suspicion raisonnable de partialité peuvent gravement compromettre la confiance du public.
Je suis convaincu que le Conseil constitutionnel prendra pleinement la mesure des enjeux en présence et agira avec la diligence requise pour garantir une justice impartiale, transparente et digne de la confiance de tous les citoyens.»





