Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, évoque le parcours politique de Maurice Kamto et sa relation avec les institutions de la République.
Au cours de l’émission « Actualités Hebdo » ce dimanche, sur la CRTV, Paul Atanga Nji a confié que le chef de l’État, Paul Biya, avait volontairement fait cesser les poursuites judiciaires contre Maurice Kamto pour lui offrir une chance de réintégrer la politique dans les institutions républicaines.
«Parfois, il faut balayer le mensonge et recadrer les gens qui sont de mauvaise foi et qui ont pour soucis de perturber la conscience des Camerounais. J’ai bien dit que ce candidat était en détention. Le chef de l’État a ordonné l’arrêt des procédures pour que ce politicien sorte de prison et qu’il rentre dans les institutions de la République. Alors, la politique, ce n’est pas dans la rue. Le chef de l’État l’a libéré. Et je peux vous dire sincèrement que si le chef de l’État cherchait peut-être à recueillir les avis des uns et des autres, les gens vont dire, il faut qu’il soit en prison. Mais le chef de l’État était conscient que c’est un homme politique et qu’on lui donne la chance de venir dans les institutions. Il a été libéré pour aller aux élections parce qu’il y avait à l’horizon le scrutin législatif et municipal du 9 février 2020. Il a été même accompagné par les autorités administratives. Donc, j’ai dû parfois garder les préfets, les sous-préfets pour aider les militants de ce parti à constituer leurs dossiers. Il y en avait qui ne savaient même pas comment constituer un dossier pour aller à une élection. Et nous avons fait notre travail. À notre grande surprise, lui-même, il décide qu’il ne va pas aux élections législatives et municipales et il tient un point de presse où il dit je suis pleinement conscient que faute de prendre part à ce scrutin, mon parti ne peut pas présenter de candidat à l’élection présidentielle», a déclaré sur les ondes du média d’Etat le patron de la territoriale.
Cette déclaration intervient après que le ministre a affirmé, lors de la conférence annuelle des gouverneurs de régions, que le MRC ne pouvait pas légalement présenter de candidat à la présidentielle de 2025.
En rappel, Maurice Kamto, ancien président du MRC, est désormais investi candidat du Manidem pour l’élection présidentielle prévue le 12 octobre 2025. Ce changement de bannière s’accompagne d’un débat juridique et politique intense, notamment sur la légitimité et la recevabilité de sa candidature.
ELECAM et le conseil constitutionnel devraient tranchés.





