Selon Me Dorcas Nkomgne, vice-présidente de la Commission des droits de l’homme du Barreau du Cameroun, le MINAT Atanga Nji aurait déclaré souhaiter la mort d’Anicet Ekane, allant jusqu’à affirmer qu’il serait « le premier à acheter son cercueil ».
Dans son témoignage largement sur les réseaux sociaux, l’avocate raconte avoir été empêchée à plusieurs reprises de voir Anicet Ekane en détention, malgré les autorisations du SED. Elle décrit un homme affaibli, privé de soins essentiels et des refus systématiques d’accès, malgré l’urgence sanitaire.
Lisons la sortie de Selon Me Dorcas Nkomgne :
Je suis d’autant plus choquée quand je vois des confrères se taire,
Je suis allée plusieurs fois en tant que VP de la commission des Droits de l’homme du Barreau je n’ai pas eu accès au motif qu’il faut écrire au SED , mercredi encore j’y suis allée avec Me Laurie Meboung le Colonel a exigé qu’on choisisse une seule personne à voir, et nous avons choisi le Président Ekane, quand nous arrivons dans sa chambre qui était entrouverte je l’ai vu couché amaigri avec un appareil au niveau du nez, le garde nous demande de nous présenter on le fait en lui disant que le colonel a donné son autorisation, il nous dit qu’il n’a pas reçu les instructions et a fermé la porte. Comment ne pas s’offusquer de subir tout le temps les mêmes frustrations?
Jeudi nous avons rencontré Le Minat, à mon tour de prise de parole j’ai évoqué le cas Anicet Ekane voici la réponse du Ministre « pour le cas de celui lá s’il pouvait même mourrir et nous laisser le Cameroun en paix , s’il meurt lá je serais le premier à lui acheter le cercueil parce qu’il ne m’a pas écouté, j’ai payé les médicaments pour lui et il veut s’attaquer à ma position? » je vous fais économie du reste mais je n’ai pas manqué de lui rappeler ce que la loi nationale et les conventions internationales disposent, Me TCHAKOUNTE Charlotte était présente de même que Me Meboung Laurie, je suis traumatisée j’arrive pas à me taire il faut qu’on le sache , il y’a eu une violation flagrante des droits d’une personne gardée à vue au delà des conditions illégales de son arrestation.
Il dit que l’Etat est un monstre froid, mais je pense que les Avocats doivent se lever contre ces violations si vous vous taisez votre tour n’est plus loin.
Pour ceux qui vont transférer mon message je peux vous dire que nous sommes tous des Ekane de demain, que ceux qui le feront pensent à demain.
Me Dorcas NKOMGNE
Vice présidente de la commission des droits de l’homme du Barreau du Cameroun





