L’avocate camerounaise dans cette sortie indexe directement le gouvernement du Cameroun d’avoir manqué à son devoir pour protéger les populations. Pour cette dernière, il est temps que le conflit dans le NOSO cesse.
« Ce qui relie Ngarbuh à Gidado, ce n’est pas seulement le sang des innocents. C’est l’échec persistant de l’État camerounais à assurer le devoir le plus élémentaire de tout gouvernement : la sécurité de ses citoyens. Des années après le début de la crise anglophone, les civils restent totalement exposés, abandonnés à la violence des acteurs étatiques comme non-étatiques. Les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne sont pas des dommages collatéraux. Ce sont des citoyens. Leurs vies ne sont pas sacrifiables. Aucune cause politique, aucun objectif militaire, aucune revendication ne peut justifier le meurtre d’enfants ou la terreur infligée aux communautés. Si l’État n’est pas en mesure de garantir la sécurité, il doit alors repenser d’urgence son approche. Si les groupes armés prétendent se battre pour le peuple, ils doivent cesser de tuer le peuple. Le Cameroun ne peut pas continuer sur cette voie où la violence est banalisée et où la reddition des comptes devient optionnelle«





