Dans cette sortie du journaliste économique Albin Njilo, il revient sur la part de responsabilité du ministre camerounais des travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi qui est au affaire depuis le lancement de l’autoroute Douala-Yaoundé, mais qui n’est toujours achevé et malheureusement englouti toujours autant de milliards au trésor public.
« Nommé au ministère des Travaux publics seulement quelques mois après le démarrage des travaux, la Chine arrête les travaux et conteste les nouvelles modifications : il s’agira désormais de 110 km/h pour 2×2 voies. Le budget va monter à 350 milliards de FCFA pour finalement atteindre 423 milliards de FCFA . Le ministre des Travaux publics, par ses méthodes déjà connues, a fait passer le coût de 285 milliards à 430 milliards de FCFA. On parle aujourd’hui de 85 km parce que, sept ans après le démarrage, il fallait le raccorder à la nationale par des voies normales de raccordement, soit 25 km de route. Le président de la République, en annonçant la construction de l’autoroute, avait au préalable pris le soin d’exclure l’Union européenne du projet pour positionner la Chine. Dix ans après, Nganou Djoumessi ne sait même pas encore, où il trouvera l’argent pour les 142 km restants de la phase 2 qu’il facture à 1 072 milliards de FCFA, soit plus de 9 milliards de FCFA le km d’autoroute. Pourtant, les travaux de la phase 2 de l’autoroute Yaoundé–Douala (141 km) ont été officiellement lancés le 2 octobre 2024. L’exemple de la cité d’Ivoire : En Avril 2019 la cité d’Ivoire lance le projet de l’autoroute Tiébissou-Bouaké de 96 km. Coûte du projet 184 milliards de FCFA , l’autoroute a été livrée le 24 août 2023. Si l’on reste sur ce même mécanisme de financement et de gestion des projets si chers à Nganou Djoumessi, excluant le PPP, la phase 2 sera livrée en 2035 et aura coûté 2 000 milliards de FCFA »





