Cameroun-Crise anglophone : Le REDHAC redouté par le procès des personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone.

Maximilienne Ngo Mbe

Selon le REDHAC (Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale), les personnes arrêtées dans le cadre de la crise n’ont pas la chance d’avoir un procès juste, équitable et impartial.

Cette organisation non gouvernementale, qui se concentre sur les droits et la protection de l’Homme en Afrique centrale souligne par la voix sa directrice exécutive Maximilienne Ngo Mbe que « l’organisation judiciaire au Cameroun, notamment avec l’existence des juridictions militaires, soumises à l’autorité politique qu’est la président de la république, aucune personne poursuivie devant de telles juridictions n’a de chance d’avoir un procès juste, équitable et impartial».

Surtout, poursuit-elle, « les infractions présumées sont issues de l’exercice des droits fondamentaux tels celui de la contestation du gouvernement et ses politiques »

Très préoccupé de la crise socio politique qui paralyse les régions anglophones du Cameroun depuis novembre 2016, le REDHAC avait régulièrement haussé le ton pour condamner les « atrocités » et les « arrestations arbitraires » et annonçait traduire l’État du Cameroun devant la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

« Nous allons mettre sur pied un groupe d’action au niveau national; solliciter des organisations nationales qui s’occupent des droits civils et politiques; nous solliciterons aussi des organismes internationaux pour envoyer des pétitions au Chef de l’État… » avait souligné Maximilienne Ngo Mbe.

Le REDHAC avait finalement introduit une plainte jugée recevable au secrétariat de la CADHP (Commission africaine des droits de l’homme et des peuples) en fin novembre 2017.

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Interpellé sur la justice militaire, la lutte contre la corruption et l’affaire Martinez Zogo, Yaoundé a défendu son arsenal juridique devant le Comité des droits

Huit mois après la décision unilatérale prise en février dernier, la Haute autorité de la communication (HAC) a officiellement acté, ce samedi 24 octobre 2026,

La sortie de Stéphane Edzigui fait suite au drame survenu au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé le 21 octobre 2026 concernant la coiffure

La lettre de l’universitaire et homme politique adressée à Sa Majesté Mandoh Georges Marcel, chef traditionnel et maire de la commune de Ntui au Cameroun

Dans cette sortie, Joseph Espoir Biyong félicite le sens élevé de l’intérêt commun dont a fait preuve Pierre Emmanuel Binyam, lorsqu’il a retiré sa candidature

Dans cette sortie de l’universtaire, il dénonce les dynamiques d’humiliation et de violence physique ou verbale qui déstabilisent l’État de droit et ébranlent les institutions