Cameroun-Crise anglophone: Voici un bilan chiffré depuis le début des revendications anglophones.

Depuis plus d’un an, une grave crise socio-politique paralyse les régions du Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, ces deux régions anglophones  qui se disent marginalisées par le pouvoir de yaoundé sont depuis le 1er octobre, le théâtre d’une escalade de violences.

La nouvelle montée des tensions entre les « indépendantistes » et les forces de sécurité connait désormais un très lourd bilan.

Au rang des forces de l’ordre et de sécurité camerounaise, on dénombre une dizaine de mort depuis le 1er octobre 2017.

Chez les populations civiles et selon Le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC), cette crise a fait plus de 100 morts, 16 000 déplacés, plus de 3000 réfugiés, plus de 500 arrestations arbitraires, et de nombreuses disparitions.

Au regard donc du climat extrêmement tendu, l’on pourrait présager de nouvelles victimes les jours qui suivent.

De retour de la Côté d’Ivoire où il prenait part au 5e sommet UA-UE, le président Paul Biya très en colère a instruit le ministre délégué à la présidence chargé de la défense de tenir une réunion « exceptionnelle » en vue d’évaluation de la situation sécuritaire dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

En rappel, dans la nuit du mercredi au jeudi 30 novembre trois personnes ont été tuées, dont deux policiers, alors qu’une attaque meurtrière avait déjà eu lieu la veille.

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