Cameroun – Exécutifs régionaux : Des pontes du Régime pactisent contre Paul BIYA

« Alors que plusieurs conseillers régionaux, de par l’ensemble du territoire national, s’apprêtent à solliciter la confiance de leurs collègues, nouvellement élus, afin de présider à la tête des conseils régionaux, voilà que les anciennes habitudes refont surface », écrit le Journal La République Presse en kiosque ce vendredi 18 décembre 2020.

A en croire notre confrère, le comité central  du RDPC vient de mettre en place ses fameux mandataires dans les dix régions avec pour missions de convoyer les directives du parti pour les élections du bureau des conseils régionaux. « Ce qui n’est pas, à priori, une mauvaise chose », relève le journal. « Ce qui l’est, poursuit-il, c’est cette volonté manifeste, de certains pontes du régime à imposer leurs pions sans consistance, carencés de légitimité et déficitaires du minimum d’épaisseur intellectuelle, pour des desseins inavoués ».

Aux dépens de la Volonté du Chef de l’Etat à voir émerger « de nouvelles figures », le journal constate que du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, la machine de réseautages a pris le dessus. Des tractations du Comité Centrale se bousculent. Alliances et compromissions, des valises d’argent qui circulent, des tractations de tout genre sont faites à tous les niveaux de prise de décisions. « Chaque ponte du régime, ministres, puissants directeurs généraux et autres membres du sérail, veut imposer ses connexions », peut-on lire dans les colonnes du journal.

Comme quoi, l’ambiance qui prévaut dans les Régions, à quelque jours de la tenue des sessions de plein droit des tout premiers conseils régionaux, est infestée de tout, sauf de ce qui peut faire atteindre la promesse des fleurs de cette CTD à savoir le transfert de la gestion des affaires locales aux populations concernées elles-mêmes. Selon la volonté du Chef de l’Etat que ces gens disent servir, les conseils régionaux doivent jouer un rôle primordial dans le développement du pays. Il est sans doute de ce fait nécessaire pour atteindre les objectifs escomptés, que des hommes et des femmes qui seront placés à la tête de ces instances de développement soient à la hauteur. C’est-à-dire répondant aux critères de compétence, de bonne foi et de bonne moralité. Manifestement, dans le processus de choix des exécutifs régionaux, tous ces critères semblent être relégués au second plan, au profit d’autres beaucoup moins disposés au service et à la gestion de la chose publique.

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