L’hypothèse d’une réforme de la Constitution refait surface dans les cercles politiques.
Selon des informations relayées par le magazine Jeune Afrique, les autorités de Yaoundé réfléchiraient à plusieurs ajustements institutionnels, dont la création d’un poste de Vice-président de la République.
Depuis la réélection du chef de l’État Paul Biya, 93 ans, lors de la présidentielle du 12 octobre 2025, les spéculations autour d’une révision constitutionnelle semblent s’intensifier.
Actuellement, la Constitution prévoit qu’en cas de vacance du pouvoir, l’intérim à la tête de l’État est assuré par le président du Sénat. L’introduction d’un poste de Vice-président modifierait donc profondément l’architecture de la succession au sommet de l’État.
Toujours selon le média panafricain, l’option la plus sérieusement étudiée serait celle d’un Vice-président nommé directement par le président de la République plutôt qu’élu.
Dans les milieux politiques, certains observateurs estiment toutefois que cette réforme pourrait également s’inscrire dans une stratégie de préparation de l’après-Biya. Des analystes évoquent notamment l’hypothèse d’un positionnement de Franck Biya dans cette éventuelle architecture institutionnelle, une idée qui alimente déjà les débats sur la question d’une succession dynastique au Cameroun.




