Cameroun-la BAD apporte 150 millions d’euros pour financer la construction du barrage de Nachtigal

La Banque africaine de développement (BAD) vient d’accorder un prêt de 150 millions d’euros pour la construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal. Avec un coût de construction de 1,05 milliard d’euros, ce barrage est développé conjointement par l’État camerounais, EDF et la SFI, filiale de la Banque mondiale.

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 29 novembre un prêt de 150 millions d’euros pour financer la construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal, d’une capacité de production de 420 mégawatts. Situé à 65 km au nord de Yaoundé, sur le fleuve de la Sanaga, cette centrale va permettre d’accroître les capacités de production électrique du Cameroun de 30 %.

L’État camerounais en consortium avec EDF et la SFI

Avec un coût de construction estimé à 1,05 milliard d’euros, le barrage est développé par la société Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) regroupant l’État camerounais (40 %), le groupe Électricité de France (40%) et la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale (30 %).

Rio Tinto, qui était présent via sa filiale camerounaise Alucam, s’est retiré en 2016. La construction commencera en 2018 pour une mise en service en 2022.

En 2015, la capacité de génération électrique du Cameroun était estimée à 1 289 mégawatts, dont 59% d’énergie hydroélectrique. Les deux gros barrages du pays sont également situés sur le fleuve de la Sanaga, avec Song Loulou (384 mégawatts) et Édea (267 mégawatts). Les capacités restantes consistent en de la génération électrique au fioul lourd et au diesel, ainsi qu’en une centrale au gaz naturel.

62% des Camerounais sans accès à l’électricité

Environ 48 % de la population camerounaise a accès à l’électricité, et 74% des Camerounais vivent dans des localités connectées au réseau électrique. D’après la Banque mondiale, le Cameroun a le troisième potentiel en termes d’énergie hydroélectrique en Afrique subsaharienne, estimé à plus de 12 000 mégawatts. La moitié de ce potentiel est situé sur le bassin du fleuve de la Sanaga.

Des coupures récurrentes affectent le Cameroun. Elles sont en parties le fruit d’une croissance rapide de la demande, mais aussi d’une baisse concomitante de la production lors de l’étiage – lorsque le débit des fleuves est au plus bas, de février à avril pour la Sanaga. Autres causes régulièrement avancées : des actes de vandalisme sur une partie du réseau, et des problèmes récurrents de gouvernance dans le secteur électrique.

 

Source:Cameroun Tribune

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