Le Cameroun perd ainsi l’une de ses figures emblématiques du combat pour la démocratie et l’État de droit.
Maître Yondo Black, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, est décédé ce matin à Douala, des suites de maladie, selon des informations confirmées à 237actu.com
Militant infatigable et voix critique du régime, Me Yondo Black aura marqué plusieurs générations par son courage politique et son engagement pour les libertés fondamentales. Dans les années 1990, il fut l’un des pionniers du mouvement pour le multipartisme.
Ces derniers mois, malgré son état de santé fragile, il continuait à s’exprimer sur la situation politique nationale. En août dernier, il appelait notamment à « ne pas accompagner Paul Biya dans sa course vers l’enfer », dénonçant une énième « mascarade électorale » à l’approche du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025. L’ancien bâtonnier estimait qu’un « boycott massif » était la seule voie possible pour « empêcher la perpétuation d’un pouvoir autocratique et corrompu ».
Ironie du sort, Maître Yondo Black s’éteint quatre jours seulement après le scrutin présidentiel, sans avoir vu se réaliser le rêve qu’il portait : celui d’un Cameroun libre, juste et démocratique.





