Secrétaire général de l'ONU, António Guterres

Le monde entier est consterné après le massacre de civiles dans le village de Ngarbuh, région du Nord-Ouest, qui a fait plusieurs dizaines de morts en majorité femmes et enfants.

Accusée d’en être l’auteur, l’armée camerounaise, à travers le chef de la division communication le colonel Cyrille Serge Atonfack Guemo, a démenti ces allégations qu’elle qualifie de manipulation. « Les forces camerounaises ne sont pas impliquées dans ce massacre. Il s’agit d’une nouvelle propagande des terroristes sécessionnistes qui commettent des tueries de masse dans le but de discréditer les forces de défense camerounaises », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général des Nations Unies par la voix de son porte-parole Stéphane Dujarric a exprimé ses préoccupations face à cette situation.

Dans un communiqué rendu public ce 17 février 2020, il invité les autorités de Yaoundé à « ouvrir une enquête et à prendre les dispositions nécessaires pour que les coupables répondent de leurs actes ».

Voici l’intégralité de ce communiqué

Le Secrétaire général est vivement préoccupé par des informations selon lesquelles des civils, y compris des enfants, auraient été tués lors d’une attaque dans le village de Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest du Cameroun le 14 février. Il présente ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes, et appelle le Gouvernement du Cameroun à ouvrir une enquête et à prendre les dispositions nécessaires pour que les coupables répondent de leurs actes.

Le Secrétaire général appelle les parties armées à s’abstenir de toute attaque contre les civils et à respecter le droit humanitaire international et des droits de l’homme. Il réitère la disponibilité des Nations Unies à travailler avec toutes les parties prenantes en vue d’une solution politique à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun par le dialogue.

Redigé par: Liliane EYenga

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