Cameroun-Sanctions disciplinaires au RDPC : nul ne sera épargné

Jean Kuete, le Secrétaire général du Comité central du Rdpc

Le secrétaire général du Comité central du Rdpc met en garde : aucun militant ne sera épargné en cas d’indiscipline. L’avertissement concerne aussi les membres des Commissions.

Jusqu’ici, seuls les militants candidats étaient susceptibles d’être sanctionnés par le Conseil de discipline ad hoc du Comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc).

Notamment pour avoir refusé de se conformer aux directives de la hiérarchie du parti encadrant les échéances électorales nationales comme les élections législatives et municipales de 1993 et 2020. Mais ça, c’était avant. La donne va en effet changer à la faveur du renouvellement des bureau des organes de base dont le processus a officiellement été lancé sur l’ensemble du territoire national le 7 août dernier.

Les membres des Commissions régionales, départementales, voire locales d’encadrement des opérations de. renouvellement sont désormais eux-aussi concernés. L’annonce a été faite par le secrétaire général du Comité central du Rdpc par ailleurs président de la commission centrale de supervision des opérations de renouvellement.

A propos des questions d’ordre disciplinaire justement, Jean Nkuété prévient : « si les candidats courent le risque de sanctions disciplinaires pour entorse aux textes et directives du parti, les membres des commissions chargés de conduire le processus sur le terrain s’exposent aux mêmes sanctions. A partit» de cette échéance, en effet, le Conseil de discipline ad hoc du Comité central se penchera également sur le comportement litigieux et la conduite reprochable des responsables mandatés sur le terrain ».

Tous les acteurs impliqués dans le processus sont donc invités à respecter scrupuleusement la circulaire du président national du parti et la note d’application du secrétaire général du Comité central.

Le « sens de la discipline et du respect des directives » sera le « principal atout pour la réussite des opérations à venir. A ce sujet, qu’il soit bien clair que là où le processus sera entaché d’irrégularités avérées, en opposition avec l’esprit et la lettre des textes d’encadrement, nous n’aurons pas d’autre choix que d’annuler l’élection », a recommandé le secrétaire général du Comité central du parti.

Jean Nkuété le sens de la responsabilité des équipes déployées sur le terrain, « pour éviter de créer des dispositions nouvelles ou de donner des interprétations subjectives et erronées à la circulaire du président national ».

Au sein du parti, l’on reconnaît que prendre des libertés avec les directives de la hiérarchie équivaut à un acte d’indiscipline et mérite d’être lourdement sanctionné, surtout venant des membres des commissions régionales, départementales ou locales.

 

 

 

Défis Actuels

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Le dépôt des dossiers pour la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun s’est achevé ce 16 septembre 2026. Trois listes, conduites par Bris

Le journaliste Albin Njilo dans cette analyse scrute la situation actuelle du Cameroun plongé dans une vague de scandals financiers à n’en plus finir. Il

Dans ce compte rendu d’audience, Me Hippolyte Meli du Collectif Sylvain Souop, évoque aussi l’absence de Willy Mengue , Okala Ebode et compagnie au

Dans une sortie sous la forme d’une lettre qui a été envoyée aux chancelleries nationales le 02 septembre 2026 dernier , le Pr Alain Fogué

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dans une communication a démenti un faux communiqué qui annonce la création d’un nouveau parti politique par

L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a fixé une limite aux candidats pour la présidence du parti après la démission