« C’est vous qui êtes la honte…» : Sam Ango tacle le General Semengue

Dans une lettre ouverte, Sam Séverin Ango accuse Pierre Semengue, Faustin Domkeu et Pierre Ndjili de vouloir faire chuter Samuel Eto’o pour récupérer des privilèges perdus au sein du football camerounais.

L’ancien journaliste sportif dénonce leurs manœuvres, qu’il qualifie de destructrices et motivées par des intérêts personnels, affirmant que ce sont eux  et non Eto’o  qui représentent la honte du football national.

Dans un ton ferme, Sam Severin Ango appelle à laisser le président de la Fecafoot travailler sereinement et promet de défendre sa légitimité face à ceux qu’il décrit comme des « fossoyeurs » du football camerounais.

Lire ci-dessous la lettre de Sam Séverin Ango:

Cessez votre aversion contre le président Samuel Eto’o, il ne vous doit rien

Je m’étais juré de ne plus intervenir publiquement à propos des personnalités connues du football camerounais, par respect pour les valeurs éthiques que doivent partager tous ceux qui évoluent dans cet univers. Malheureusement, me voici contraint de répondre à trois figures du milieu sportif qui ont choisi, de près ou de loin, l’infamie plutôt que l’équité.

Dans ce monde impitoyable, certains franchissent sans gêne les frontières du ridicule, exhibant aux yeux de tous la laideur de leurs desseins. Autrefois, disait-on, la sorcellerie se pratiquait la nuit ; aujourd’hui, les manœuvres de destruction s’organisent en plein jour.

Les trois personnes visées par cette lettre n’hésitent plus à exprimer leur amertume, conséquence de privilèges perdus dans les cercles du football camerounais. Ils ont décidé d’en découdre avec celui qui empêche le retour aux anciennes habitudes : le président Samuel Eto’o.

Commençons par Faustin Domkeu, que certains appellent « le mathématicien ». Sa trajectoire comme dirigeant de club puis comme responsable à la Ligue professionnelle n’a pas laissé de souvenirs particulièrement glorieux. Son bilan est mitigé, dans le football comme ailleurs. Aujourd’hui, tout porte à croire qu’il s’est donné pour mission de faire tomber Samuel Eto’o, coûte que coûte. Lui et son groupe veulent absolument renverser l’équipe actuelle, qui leur a fait perdre une gestion jadis très confortable au sein de la ligue. C’est là que se situe le véritable nœud du conflit.

Le général Pierre Semengue, mêlé malgré lui ou non à cette bataille, apparaît désormais comme une personnalité malléable. Je m’abstiens donc d’aller plus loin dans mon jugement à son sujet.

Quant à l’entraîneur Pierre Ndjili Ndengue, son parcours n’a pas été marqué par de grandes performances sportives, ce qui rend difficile toute analyse approfondie de son profil. Son activisme actuel semble découler d’autres motivations, au soir de sa carrière.

Mais il faut dire une chose : Samuel Eto’o, malgré son parcours hors du commun, ne peut être tenu responsable de tout. Avant lui, de nombreux dysfonctionnements existaient déjà. Il n’est pas juste de vouloir lui faire porter seul le poids des failles accumulées pendant des décennies.

D’ailleurs, comment l’équipe actuelle de la FECAFOOT aurait-elle pu réellement travailler, alors qu’aucun répit ne lui a jamais été accordé ?

À vous, fossoyeurs du football camerounais, experts en correspondances venimeuses et en coups bas, retenez ceci : c’est vous qui êtes la honte de notre football, et non Samuel Eto’o. N’avez-vous vraiment rien d’autre à faire que chercher par tous les moyens à abattre un homme qui n’a rien demandé pour avoir le statut qu’il mérite ?

Certains diront que moi-même, j’ai été critique envers cet exécutif. C’est vrai. Mais à la différence de ceux qui vous animent aujourd’hui, je n’ai jamais eu de haine personnelle, ni d’agenda caché contre quiconque.

Votre obsession de faire tomber la légende Samuel Eto’o frôle l’irrationnel. Et nous ne vous laisserons pas prospérer dans ces manœuvres. Il s’agit de protéger un patrimoine national. Détruire la trajectoire de cet homme exceptionnel serait suicidaire pour le Cameroun.

Il représente, à lui seul, plus que tous ses détracteurs réunis. Voilà pourquoi je suis désormais l’un de ses plus ardents défenseurs. Je consacrerai mon énergie à combattre les imposteurs qui veulent manipuler l’opinion pour leurs intérêts personnels.

Vous qui écrivez à la CAF, à la FIFA ou au TAS, retenez ceci : le président de la FECAFOOT est un représentant naturel de ces instances, l’un des dépositaires universels du football, étant l’un des plus grands joueurs africains de tous les temps.

Laissons-le travailler et présentons-lui des comptes au terme de son premier mandat. Toutes les accusations destinées à l’abattre échoueront, comme cela a déjà été le cas jusqu’ici.

Cessez donc cette aversion injustifiée. Samuel Eto’o ne vous doit rien. Il ne doit des comptes qu’au public camerounais et à son assemblée générale.

 

Sam Sévérin Ango

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