Crises Sécuritaire et Sanitaire : Les couches vulnérables préoccupent la société civile à Yaoundé

Victimes de guerre, en zones anglophones au Cameroun
A l’occasion d’un atelier de deux jours qui a pris fin ce vendredi 27 novembre 2020, des organisations de la société civile camerounaise ont mené des réflexions sur l’impact des conflits et de la pandémie  à coronavirus sur les couches défavorisées.

En temps de crises sécuritaires ou sanitaires, les couches vulnérables sont celles qui paient davantage le lourd tribut. Ne sachant à quel saint se vouer, elles ont besoin d’être accompagnées et encadrer dans leur précarité.  C’est dans ce décor de l’inconfort que croupissent les populations camerounaises majoritairement pauvres, face à la réalité des crises de l’insécurité entérinées par la secte terroriste Boko Haram dans l’extrême-nord, les insurrections des rebelles centrafricains à l’Est du pays, et la crise anglophone dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.  A côté de ces crises, il y a en a une qui soit ethnico-politique nées des revendications électorales depuis 2018, qui tend à radicaliser les replis identitaires. Fort de cette réalité, à  l’initiative de l’association Rayon de Soleil, en partenariat avec Civil Society for Peacebuilding and Statebuilding (CSPPS), un atelier s’est déroulé s’est déroulé dans la salle des conférences du Centre de l’Artisanat  du 26 au 27 novembre 2020 à Yaoundé.

SCPPS 1

Au cours des travaux, 25 organisations de la Société civile ont évalué les impacts de ces crises sécuritaires et sanitaires sur les couches vulnérables. Parlant des crises sécuritaires, les impacts sur les personnes défavorisées sont  ahurissants et préoccupants, méritant d’être portés à la connaissance des décideurs et influenceurs nationaux et internationaux. « La gestion des déplacés internes, les dislocations familiales, l’inconfort social des veuves et orphelins de guerre dont le nombre est sans cesse croissant, la montée de la délinquance juvénile, des viols et des kidnappings ; l’enrôlement et instrumentalisation des femmes et enfants avec le phénomène des kamikazes ; les traumatismes et la montée de la non-scolarisation », ont souligné entre autres dans la liste des urgences, les représentants des OSCs.

Pour ce qui est des conséquences de la pandémie du Covid-19, les impacts sont tout autant graves. « Le ralentissement des activités, la baisses économies, les pertes énormes chez les producteurs, l’augmentation des violences domestiques, sexuelles et verbales (GBV), l’augmentation des mariages précoces et forcés, la suppression des programmes et rites d’assistance, l’augmentation de la criminalité et de l’insécurité, et des conflits interpersonnels ». Voilà l’économie des préoccupations qui ont fait l’objet de la formulation des recommandations qui seront soumises aux institutions nationales et internationales pour un retour durable de la Paix au Cameroun.

Il faut noter que ces travaux se sont clôturés en présence du représentant personnel du Ministre de l’administration territoriale avec à ses côtés, le Représentant du Sytème des Nations-Unies et la Présidente de l’Association organisatrice Rayon de Soleil, Madame Fièdèle Djebba. Ils  ont également permis de mettre sur pied l’équipe-Pays de la CSPPS au Cameroun qui sera coordonnée par la Présidente de l’association Rayon Soleil, Mme Fidèle Djebba.

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