La demission de Maurice Kamto et de son adjoint mota suscite de vives au sein de la population camerounaise. Voici quelques avis…
Alex Nguepi/Militant Sdf
« Maurice Kamto a démissionné. Ceux qui l’ont insulté, diabolisé et combattu pendant des années peuvent désormais célébrer leur victoire. Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient.
Mais une question demeure : le régime laissera-t-il enfin le MRC participer librement aux élections ou trouvera-t-il encore un nouveau prétexte pour écarter un adversaire politique qui dérange ? Car si, malgré cette décision, les obstacles persistent, alors le peuple comprendra une chose simple : ce n’est pas le problème de Maurice Kamto qui inquiète le pouvoir, mais bien la peur de l’alternance et du verdict des urnes ».
Max Senior /Activiste
« Maurice Kamto vient donc par son acte de démission, donner raison à Okala Ebode, Willy Mengue & Co.
Quelle était l’urgence d’un retour en cascade à la tête de ce parti en violation des statuts Si au final les contestataires ont eu raison de lui ? Pourquoi est-ce qu’il pose cet acte de démission maintenant ? N’avait-il pas pris le temps de réfléchir avant ? Bref voilà ce qui arrive quand tu as des conseillers comme Ekanga et Nzongan »
Jean-Bruno Tagne / Journaliste
« En décidant de démissionner de ses fonctions de président du MRC, Maurice Kamto a coupé l’herbe sous le pied des persécuteurs de son parti. Il redonne ainsi une chance à ses braves militants qui, depuis 2012, se battent avec détermination, courage et une fidélité rare, pour le changement ».
Konrad Dergrosse /Analyste Politique
« Que l’on soit d’accord ou non avec lui, il faut reconnaître une chose : Maurice Kamto a profondément marqué la vie politique camerounaise de la dernière décennie. Son parcours est atypique. En 2018, agrégé de droit, ancien ministre, juriste international respecté, il a fait le choix de la politique active. Il a réussi à fédérer autour du MRC une base populaire, jeune et urbaine, qui ne se retrouvait pas dans l’opposition traditionnelle. Il a imposé l’idée qu’une alternance par les urnes était pensable ».
John Lawson/Analyste
« Le coup de tonnerre du 8 septembre n’annonce pas la tempête. Il marque la fin d’un blocage et l’ouverture d’un nouveau cycle. Un cycle où le MRC entre en campagne électorale — pour 2027 — avec une direction renouvelée, une légalité incontestable, et la mémoire de ce qui vient de se passer. Cette mémoire est précieuse. Elle dit aux militants ce que le régime est capable de faire pour empêcher l’alternance. Elle dit aux Camerounais que le parti qui a tenu face à cette pression est le même qui prétend gouverner autrement. Et elle dit à ceux qui ont cru pouvoir abattre le MRC par des dissidences instrumentalisées, des lettres ministérielles ambiguës et des procédures judiciaires sans fondement, que la résilience d’une organisation se mesure à sa capacité à traverser la tempête sans perdre ni sa structure, ni sa ligne, ni son âme ».
Sebastien G. Eloundou/Analyste
« Atanga Nji fait actuellement face à un dilemme. Car face à la démission inattendue de Maurice Kamto, il est désormais seul dans l’arène où il voulait affronter le MRC. Une arène où le juge de touche, l’arbitre central et le public lui sont acquis. Mais avec le forfait déclaré par Kamto, il doit désormais, soit, prendre acte de la démission de Kamto et de facto lui reconnaître sa qualité de président contestée par le trio de vendus Willy Mengue, Okala Ebodé et Laure Noutchang. Et ces derniers verront donc leur affaire pendante en justice classée comme non fondée, ou alors Atanga Nji refuse de prendre acte de la démission de Maurice Kamto et toujours lui reconnaît donc pleinement le statut de président légitime du MRC, ce que lui-même refusait d’admettre ».
Oscar Njiki/Analyste
« maurice kamto a démissionné de la présidence du MRC. Aussitôt, ses adversaires, contempteurs vindicatifs, se sont précipités pour claironner la nouvelle, s’enivrant de leur vacarme comme d’un triomphe. Mais quelle est cette étrange victoire qui repose sur un paralogisme ? Depuis des mois, ces mêmes censeurs, avec une obstination doctrinaire, lui déniaient la qualité de Président du MRC. À les entendre, il n’était pas Président, le titulaire légitime se nommait Mota, qu’ils avaient intronisé par fiction pour mieux destituer Kamto par la calomnie ».
Albin Michel Njilo/Journaliste





