Pour cet ancien militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun( MRC) , la réélection de Me Maurice Kamto à la tête du MRC va à l’encontre des statuts de mouvement politique.
« Par amour pour le MRC
Je ne suis pas toujours d’accord avec les sorties d’Okala Ebodé concernant le MRC, car j’estime qu’il a détourné l’argent destiné aux prisonniers politiques à des fins personnelles.
Toutefois, il a raison sur un point : l’élection de Me Maurice Kamto à la tête du MRC est antistatutaire. Au lieu d’insulter, comme le font certains radicaux du MRC, ces derniers feraient mieux d’analyser le problème sans passion.
La vérité est simple : M. Kamto cherche à créer le buzz et à apparaître comme le véritable leader de l’opposition. Sa véritable cible est le président élu Issa Tchiroma Bakary Pour cela, il est prêt à sacrifier l’avenir politique de centaines de jeunes du MRC, si cela peut lui permettre d’être considéré comme le leader de l’opposition camerounaise.
La démarche de M. Kamto est prévisible et sert en réalité les intérêts du régime du RDPC. Vous allez constater le silence de l’administration et de certains cadres du RDPC, car ils savent que Kamto, par son attitude, est en train de leur offrir les maires et députés du MRC sur un plateau d’argent à zéro franc
L’intérêt des militants du MRC qui souhaitent être investis aux élections locales est pourtant simple :
Kamto peut-il signer les lettres d’investiture ?
Et s’il le fait, ELECAM reconnaîtra-t-elle ces investitures ?
Au vu de l’histoire politique du Cameroun, il est clair que ces investitures seront rejetées. M. Kamto saisira alors le Conseil constitutionnel, qui déclarera la requête irrecevable.
Au final, le MRC n’ira pas aux élections locales et Kamto accusera ELECAM de l’avoir écarté du jeu électoral. C’est le même scénario qui s’est produit en 2025, lorsqu’il a été écarté de l’élection présidentielle à la suite du boycott de 2020. Il a, bien sûr, refusé d’assumer cet échec qui était en tout point de vue une erreur de stratégie politique et a préféré jeté l’accusation sur le RDPC
Que les partisans de Kamto arrêtent d’insulter et analysent froidement la situation. Il a déjà pollué l’espace public avec la question du mandat impératif ; le voilà maintenant prêt à polluer à nouveau cet espace avec la légitimité d’une convention tenue par visioconférence.
Alex Nguepi »





