Dans cette sortie du journaliste, il critique clairement la décision du ministre des enseignements secondaires pour l’interdiction des célébrations entourant la fête de la jeunesse.
Ancien président de la coopérative scolaire du Lycée Général Leclerc, je dénonce cet acte administratif parce qu’on pouvait faire autrement. S’il y a souvent des déviances, cela signifie qu’on peut aussi les corriger. Comment? Par le respect des missions du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique. En réalité, si un délégué du Minesec interdit les Kermesses sur instructions du Minesec, il est Clair que le Minesec corrige le Minjec.
Les Kermesses dans les lycées et collèges du Cameroun sont sous la supervision technique du Minjec via les conseillers de jeunesse et d’animation. Ces cadres issu.es de l’INJS ou des CENAJES sont les responsables des APPS entendez Activités Post et Peri Scolaires. L’école de la vie pour faire simple. Si on interdit les Kermesses à cause des dérives, cela signifie que les APPS laissent les dérives se développer durant les Kermesses. Est-ce une nouveauté? Non.
Dans la société camerounaise, depuis la création du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique, le civisme n’est plus la chose la mieux partagée. Cette administration technique et spécialisée est en passe de devenir une administration transversale et donc générale. Une grave erreur.
Surtout si l’on considère la forte politiciennisation de cet espace qui exclut désormais plus qu’il ne rassemble. On n’a qu’à voir le thème de cette édition, qui n’a rien d’ historique mais qui joue la facilité par un thème politicien en lieu et place d’une thématique politique publique. Je l’ai dit sur CRTV, Dimanche 08 Février. Je n’y reviens plus.
Ce que je conseille simplement est de revoir le profil du ministre de la jeunesse et de l’éducation civique au Cameroun. Il ne doit pas être une homme politique avant et pendant sa nomination. Il doit avoir un profil de science sociale de type par ordre de préférence Science Politique pure… Philosophie, Sociologie, Anthropologie. Vous voyez bien qu’il s’agit plus des ingénieurs des valeurs immatérielles que des biens matériels.
Nous ne pouvons pas continuez ainsi parce que les Kermesses ont leur places. Elles sont le reflet de notre société. Un Minjec a le devoir de s’approcher des créateurs de contenus… Le métier le plus facile aujourd’hui. Il faut le rendre utile par la promotion des valeurs civiques. Les artistes ne peuvent pas produire des œuvres pour leur intérêt personnel par une corruption généralisée de la jeunesse avec des messages d’une déviance inégalée.
Les élèves des grandes écoles ne peuvent pas se former sans jamais avoir à l’esprit le civisme. Les ingénieurs méritent des cours de civisme pour L’Amour du pays de la conception à la réalisation des grands travaux… Si le Minjec rentre ainsi dans ses cordes, alors, il sera possible d’avoir des Kermesses de célébration d’une société vertueuse… Le danger est qu’il ne sera pas possible de faire du buzz qui arrive même souvent à l’oreille présidentielle… Je ne vous mets pas dans la sauce, mes condiments ne sont pas du continent d’aujourd’hui mais de l’univers de la fabrique des alternatives.





