Dans un entretien accordé à France 24 depuis Londres où elle vit en exil, l’ex-première dame du Gabon affirme qu’elle n’y mettra certainement plus les pieds.
« Ils m’ont attaché les pieds et les mains et m’ont jeté de l’eau froide. Ils m’ont amené mon fils qui était dans un état épouvantable. Ils le tapaient et moi, ils m’avaient attaché les mains. Ils m’ont mis un scotch pour ne pas que je crie. Ils l’ont tapé et étranglé avec un bâton. Puis, ils ont commencé à m’étrangler. Et là, ils m’ont dit : « Si tu ne veux pas qu’on te tape, si tu ne veux pas qu’on tape ton fils, signe ». Et là, j’ai signé tout ce qu’ils voulaient. En 14 ans, j’ai dû aller trois fois au bureau de mon mari. Je vous le dis franchement, je ne comprends rien à la politique et surtout pas à la politique gabonaise. Je ne m’en suis jamais mêlée. Qu’ils m’amènent un décret, un document signé de ma main ou un document où j’ai imité la signature de mon mari ».




