Lors de son passage dans l’émission Au Cœur du Sport sur Canal 2 International, le juriste a fait le bilan des entraves qui ternissent la gestion du football au Cameroun.
Il existe actuellement un lobby très puissant qui tente de s’imposer dans le football, et cela suscite des inquiétudes légitimes. Certaines critiques visent la vie privée de personnalités publiques, mais il faut rappeler qu’une personnalité publique, surtout lorsque ses images sont diffusées sur les réseaux sociaux, est soumise à un modèle de comportement qui dépasse sa sphère privée (Gaël Enganamouit).
Le ministre des Sports n’est pas obsédé par la question de la conformité des textes. La saisine pour contrôle de conformité n’a jamais été effectuée par le président de la FECAFOOT. Il y a eu des échanges et des réponses du ministère, mais il est clair que le contrôle doit respecter la procédure légale.
Plus préoccupant encore est le manque de respect pour l’autorité de l’État. Dans certains villages, deux policiers seulement assurent le maintien de l’ordre pour plusieurs milliers d’habitants, mais l’absence de respect croissant envers les institutions fragilise le cadre légal. Affirmer que l’Assemblée générale de la FECAFOOT serait supérieure au ministre des Sports constitue une atteinte grave à l’ordre juridique.
Il existe également un risque de favoritisme familial au sein de l’Assemblée générale, avec plusieurs membres directement liés au président ( Davit Eto’o, Étienne Eto’o, Madama Étienne Tamo etc, ce qui soulève des questions sur la régularité des élections. Ces irrégularités sont préoccupantes, car elles dénaturent le processus électoral prévu par les textes en vigueur, notamment les statuts du 13 juillet 2021, approuvés par le ministère des Sports, le Comité national olympique et la Fecafoot.
Enfin, conformément à l’article 7 de la loi de 2018, tout texte modifié doit être transmis au ministère des Sports pour confirmation de conformité avant d’entrer en vigueur. Ignorer cette procédure constitue une défiance vis-à-vis de l’État et des règles établies.
Il est donc impératif de respecter à la fois les textes et l’autorité de l’État pour garantir un football transparent et équitable, tout en protégeant l’intégrité des institutions.





