Le ministre Grégoire Owona répond à Bello Bouba sur les accusations de fraude électorale
Le débat autour de la transparence électorale s’intensifie à l’approche de la présidentielle du 12 octobre 2025. Après les accusations de Bello Bouba Maïgari, le ministre Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du Comité central du RDPC, a réagi dans un entretien accordé à Radio France Internationale.
Pour Grégoire Owona, le processus électoral camerounais respecte les principes démocratiques. « Après les élections, le dépouillement est public. Chacun des candidats ou leurs représentants rentre avec un procès-verbal signé par tous. Quelle autre transparence peut-on vouloir dans un système électoral ? », s’interroge-t-il.
Le SGA du parti au pouvoir insiste : son parti est conscient que son candidat peut gagner comme perdre, et dans ce cas « on se comporterait comme des républicains », en reconnaissant la défaite sur la base des résultats des urnes.
Ces propos répondent directement aux déclarations de Bello Bouba Maïgari, candidat de l’UNDP, qui avait affirmé deux jours plus tôt sur RFI que les scrutins au Cameroun étaient régulièrement entachés de fraudes, citant notamment la présidentielle de 2018. Selon lui, le parti au pouvoir bénéficie d’un avantage indu, car les conditions de transparence et de liberté ne seraient pas réunies.
Bello Bouba assure néanmoins avoir un plan pour garantir la vérité des urnes lors du scrutin de 2025. Il mise sur une forte mobilisation de ses partisans dans les bureaux de vote et les commissions départementales afin de surveiller de près le déroulement du dépouillement. Cette stratégie, déjà adoptée par d’autres candidats de l’opposition, vise à renforcer la crédibilité du processus et limiter les soupçons de fraude.



