Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI) et Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) à travers cette requête adressée ministre de l’enseignement supérieur voudrait soutenir les étudiants doctorants de l’université de N’Gaoundéré qui se sont insurgés face à la somme de 600.000 francs CFA qui leur est demandée pour la validation de leur dossier.
Monsieur le Pr. Jacques FAME NDONGO
Ministre d’Etat
Chargé de l’enseignement supérieur
REQUETE EN SOUTIEN DE LA PLAINTE
DES EUDIANTS DOCTORANTS DE LA FACULTE DES SCIENCES
DE L’UNIVERSITE D’ETAT DE NGAOUNDERE
Monsieur le Ministre d’Etat,
J’ai l’honneur de vous renouveler mon profond respect ainsi que mes encouragements.
Profondément sensible aux engagements du Chef de l’Etat en faveur de la jeunesse lors de sa prestation de serment le 6 novembre 2025 pour un nouveau mandat, je considère comme un devoir de patriote engagé, de porter à votre attention, les très nombreuses plaintes reçues de certains étudiants.
En effet j’ai reçu avec insistance des appels des étudiants doctorants de la faculté des sciences de l’université de Ngaoundéré, qui expriment leur révolte contre l’exigence qui leur est faite, de débourser la somme de six cent mille Francs Cfa (600.000) comme condition non négociable pour valider leur dossier.
En vous saisissant promptement, je n’ai aucun doute que vous saurez user de vos pouvoirs et prérogatives de chancelier des ordres académiques avec la plénitude du droit de tutelle, pour clarifier cette situation. En effet il est urgent de ramener la sérénité dans cette université, et surtout de rassurer les étudiants sur la volonté du gouvernement de mettre en œuvre les promesses et orientations du chef de l’Etat de manière non discriminatoire.
Ce faisant je ne manque pas de vous recommander d’aller plus loin, pour mettre effectivement fin, à certaines pratiques inélégantes, illégales et indignes qui ont cours dans certaines universités d’Etat, au point de prêter le flanc à des accusations de commerce du savoir, d’éducation censitaire et discriminatoire. Il s’agit dans ce cas, des supposés parchemins professionnels contre lesquels, vous sous êtes déjà élevés par le passé, de même que des ventes des duplicatas et des relevés des notes.
A ce propos il va sans dire que le cadre universitaire doit demeurer un bastion modèle de promotion, d’une éthique rigoureuse débarrassée des manigances bassement matérialistes, sectaires et cupides. C’est seulement par ce caractère de sublimation de l’intégrité morale, que la jeunesse qui y puise les doctrines et idéologies premières de sa personnalité, servirait de médiation entre les générations d’une part, et de soudure solide entre le peuple ordinaire de la base avec la classe gouvernante d’en haut d’autre part.
Dans l’attente, je vous prie d’accepter, Monsieur le Ministre d’Etat, l’assurance de ma haute et fraternelle considération.



