Le gouvernement camerounais durcit les conditions d’accès à l’organisation du Hadj privé en vue de l’édition 2027. À travers un arrêté signé par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, de nouvelles exigences financières, administratives et professionnelles sont désormais imposées aux agences souhaitant accompagner les pèlerins vers les lieux saints de l’islam.
Parmi les principales innovations figure l’obligation pour chaque opérateur de présenter une garantie bancaire de 10 millions de FCFA, émise par un établissement agréé par la Cobac. Les candidats devront également justifier d’un chiffre d’affaires annuel d’au moins 100 millions de FCFA, preuve de leur capacité à gérer les importantes contraintes logistiques liées au pèlerinage.
Les critères de sélection ne se limitent plus aux aspects financiers. Les promoteurs devront être de nationalité camerounaise, maîtriser l’arabe ou l’anglais, démontrer une bonne connaissance des rites du Hadj et surtout avoir effectué personnellement le pèlerinage à trois reprises au minimum avant le dépôt de leur dossier.
Les agences devront par ailleurs disposer de bureaux fonctionnels, d’un personnel qualifié, d’équipements adaptés et présenter des accords préalables avec les différents prestataires intervenant dans le transport, l’hébergement, la restauration et l’encadrement sanitaire des pèlerins.
Ces nouvelles mesures interviennent alors que les autorités ont déjà annoncé une augmentation du coût du Hadj 2027, conséquence de la hausse des prestations en Arabie saoudite et du renforcement des exigences organisationnelles. Le gouvernement espère ainsi professionnaliser davantage le secteur et offrir de meilleures garanties aux fidèles camerounais qui effectueront ce voyage spirituel.




