Il perd ses jambes au chantier de Japoma et est licencié

Victime d’un grave accident de travail en 2018 lors de la construction du stade de Japoma, le jeune Camerounais connu sous le nom de Godwin237 raconte comment, plongé dans le coma et amputé de ses jambes, le chantier a continué sans lui.

Malgré son courage, son retour sur le projet et l’espoir d’être maintenu après les travaux, il a été licencié, pendant que le stade fonctionnait et recrutait ailleurs.

Extrait de ses déclarations dans une vidéo :

Nul n’est indispensable sur cette terre. Je vous explique à travers mon expérience.

J’ai eu mon accident un 14 septembre 2018 dans la construction du stade de japoma

C’était un vendredi, plus précisément dans les heures de 14h – 15h. Après 16h – 17h , le chantier s’est arrêté. Le samedi ils n’ont pas travailler, moi étant en train de me battre entre la vie et la mort étant dans le coma. Les travaux ont repris le lundi qui suivait.

Après m’être remis sur pied par la grâce de dieu, j’ai eu la force, Le courage de revenir encore dans ce même projet, continuer à travailler tout en espérant que après le projet, on pourra me recruter, me maintenir au Stade.

Nous tous nous connaissons les difficultés d’emploi dans notre pays, mais malgré ça, j’ai été licencié. Malgré que j’ai eu àperdre mes jambes, ma vie on peut dire dans ce projet, je n’ai pas été retenu.

Ce stade fonctionne aujourd’hui, et il a eu à embaucher des jeunes sortants d’ailleurs qui n’ont même pas eu à participer à ce projet.

C’est juste pour te dire, mon frère, ma sœur, qui m’écoute en ce moment. Ce n’est pas parce que tu es dans le malheur que la société doit s’arrêter ou le monde doit s’arrêter. Mets-toi ça en tête, le monde s’en fout de ta situation. C’est à toi de te relever.

 Je ne regarde même pas tous ceux qui se moquent de moi, car ils ne savent pas d’où je suis sorti.

Ils ne savent pas où Dieu m’a fait sortir. Un enfant comme moi qui a chuté, et j’ai reçu une, une charge de près de 5 tonnes sur mes jambes.

J’ai pratiquement fait quelques jours dans le coma, et aujourd’hui je suis devant vous. Est-ce que je vais vivre en fonction du regard des gens ? Aujourd’hui je vis pour glorifier Dieu.

Si aujourd’hui je suis en culotte, et je me sens à l’aise, c’est la gloire à Dieu.

Mais j’ai espoir qu’un jour l’Etat soit au courant de mon histoire avec le Stade de japon. J’ai foi. »

 

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