Joseph Antoine Bell critique la nomination du nouveau staff des Lions Indomptables. L’ancien gardien emblématique estime que la Fecafoot de Samuel Eto’o ne peut pas limoger un entraîneur sans avoir signé son contrat.
J.A Bell avertit que l’éloignement de l’État affaiblira le football camerounais, avec un manque de moyens qui pèsera sur les joueurs et l’encadrement.
Extrait de son intervention sur RFI
« Il n’y a pas de combat entre un Etat et une association. Un président de fédération qui n’a pas signé le contrat d’un entraineur ne peut pas le limoger. En revanche, elle peut le priver de fonction comme elle l’a fait tout le temps avec l’assistant. J’interprète que si le ministre n’a pas voulu en rajouter c’est parce que le ministre s’est dit comme on dit chez nous : « quand vous êtes au marigot et qu’un fou passe par là et prend vos vêtements pendant que vous êtes dans l’eau, ne lui courez pas après ». Le ministre s’est donc dit, on va laisser la fédération aller et faire comme elle veut. Elle a choisi les joueurs qu’elle veut, elle a nommé les encadreurs qu’elle veut, elle a annoncé une sortie de la convention qui la lie à l’Etat. On va donc se comporter comme un Etat qui n’a pas de convention avec son association et on verra ce qui va se passer. Il y a une trêve. Mais, je ne crois pas qu’elle soit favorable au football camerounais, parce que on va vite s’apercevoir de la limite des choix qui ont été faits. Il faudrait savoir qu’en Afrique, neuf fois sur dix, vous n’aurez pas de fédération sans l’État. Quand une fédération dit « non, laissez-nous, on va y aller tout seul », vous pouvez être sûr qu’elle va être en difficulté dès la première activité. Et donc, c’est dommage, mais je sais que les joueurs et tout le groupe ne passeront pas un moment tranquille. Parce que le retrait de l’État veut dire forcément le retrait de beaucoup de moyens, le retrait du soutien qui sera limité. »





