L’avocat et défenseur des droits de l’homme dans cette sortie sous la forme d’un cri d’alarme s’adresse aux dirigeants en charge des questions judiciaires au Cameroun afin que la justice prenne sa place.
« LETTRE OUVERTE À MESSIEURS :
1- LAURENT ESSO, Ministre d’État, Ministre de la Justice,
2- BETI ASSOMO, Ministre de la défense,
3- MBARGA NGUELE, Délégué Général à la sûreté nationale
4- GALAX ETOGA, Secrétaire d’État à la Gendarmerie nationale
Messieurs les Ministres,
Vous êtes en charge de la chaîne judiciaire des poursuites en matière pénale dans notre pays.
Celui qui vous écrit, est un Avocat, acteur de la justice dans notre pays depuis près de 30 ans.
Il est dépassé par ce qu’il observe.
Il est ahuri par degré de délitement de l’activité judiciaire pénale dans nos parquets, gendarmeries et polices, devenus des hauts lieux d’abus et violations et atteintes aux droits des citoyens dans un total laisser aller.
De nombreux citoyens, apeurés, dénoncent sous cape par peur de représailles de nombreux cas d’extorsion de fonds et des actes de corruption de toutes sortes.
Les gardes à vue, et mandats de détention sont décriés de plus en plus comme de véritables instruments de chantage aux libertés individuelles.
Les affaires civiles, de recouvrement de créances se jugent dans les commissariats et les gendarmeries, souvent à la suite des demandes d’enquêtes ordonnées par les parquets.
Comment pouvez- vous tolérer un tel désastre de la justice pénale dans notre pays ?
Vous avez pourtant les uns et les autres des parcours qui ont suscité de l’espoir lors de vos nominations?
Le Cameroun est devenu une véritable jungle, où la loi des plus forts, des puissants et nantis financièrement est devenue la loi, où les longs bras se déploient sans aucun complexe.
Le pays est gâtée, notre justice ne rassure plus le petit peuple.
Faites ce qui est de votre pouvoir pour ramener la justice, celle équitable dans l’institution judiciaire.
Le petit peuple n’en peut plus. Les Avocats ne défendent plus, ils négocient face à ces acteurs de la chaîne pénale.
La Commission nationale de lutte contre la corruption (CONAC) est restée constante sur la corruption en milieu judiciaire. La rue aussi se plaint.
Faites quelque chose, Messieurs les Ministres, le Cameroun s’effondre.
Car sans justice, régulatrice sociale, aucun pays ne peut survivre.
Pitié ! Sauvez le Cameroun !
Frappez du point sur la table!
C’est la catastrophe !
Christian Ntimbane Bomo
Avocat
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE. »





