Le Cameroun a été suspendu de son droit de parole à l’Union africaine pour « non-paiement de ses contributions financières », estimées à environ 2 milliards de FCFA. Une sanction lourde pour un État fondateur de l’OUA, ancêtre de l’UA.
Selon le journaliste Jean Daniel Mvondo qui cite des sources internes à l’UA, cette suspension a eu des conséquences directes : Yaoundé n’a pas pu assurer la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité en novembre 2025. À Addis-Abeba, les diplomates camerounais sont mis à l’écart jusqu’au règlement total des arriérés.
Contrairement à certaines situations de force majeure admises par l’UA (guerres, catastrophes, effondrement économique), le Cameroun ne relève d’aucune catégorie d’“incapacité objective de payer”. Il s’agirait plutôt de « dysfonctionnements administratifs internes », ayant bloqué le transfert des fonds.
Une grosse humiliation. Pour la première fois de son histoire, le Cameroun perd sa voix au sein de l’UA pour une dette pourtant minime au regard du budget national.








