Dans cette sortie sur sa page facebook, Wilfried Ekanga estime qu’il faut croire en cette équipe camerounaise.
Il faut reconnaître une chose : il y a une puissance qui se dégage de cet homme ; une aura, une sérénité étrange, une impression certaine qu’il sait ce qu’il fait et qu’il fait ce qu’il sait. Depuis le début de cette aventure marocaine, il semble régner dans le groupe un climat très aéré, où concentration et sérieux s’emboîtent parfaitement. On est même tenté de s’avancer à dire que le professionnalisme tutoie celui de l’épopée dorée 2000 – 2003, rien que ça !
Les deux premières sorties ont presque surpris, tant par la qualité du jeu proposé que par la discipline tactique. Sans grosse tête qui dépasse et sans affaires extrasportives, le tout forme un ensemble extrêmement cohérent : la solidité défensive, combinée à la capacité de dicter le tempo à des moments clés – notamment grâce à deux purs joyaux au milieu – nous ont permis d’admirer deux épisodes marquants : la première demi-heure où le pauvre Gabon fut littéralement privé d’oxygène, et la reprise progressive des commandes face à une Côte d’Ivoire qui, après une entame tonitruante – et plus tard après son ouverture -, a commis l’erreur d’oublier qui elle avait en face. Dire que le Cameroun recommence à faire peur est sans doute exagéré ; dire que le Cameroun se fait respecter dans cette CAN est, par contre, absolument factuel. L’équipe a un entraîneur, et ça se voit.
Intensité, défi physique, séquences de relance…, C’est du très beau travail, avec le supplément positif qu’il s’agit là d’un produit local. Si le Révérend et les politiques n’interfèrent pas et laissent les acteurs en lice pratiquer leur art, l’histoire pourrait à nouveau s’écrire.





