Le MRC réclame l’ajout de ses cadres à l’audience du 15 mai

Le parti de Maurice Kamto demande à la Cour suprême d’ajouter Bibou Nissack et Alain Fogue à l’audience du 15 mai.

Les avocats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ont saisi la Cour suprême pour demander l’ajout de deux cas importants à l’ordre du jour de l’audience prévue le 15 mai prochain. En effet, ils réclament que les dossiers de Bibou Nissack et Alain Fogue, deux cadres du parti, soient intégrés à la procédure, aux côtés des autres 36 prisonniers dont les mandats d’incarcération font l’objet d’une demande de main levée.

Selon le cabinet d’avocats représentant les militants, ces requêtes concernent la suppression des peines de prison prononcées en juillet 2024 par la chambre judiciaire de la Cour suprême. Cependant, lors de la consultation du rôle des audiences, les avocats ont constaté que 13 de ces cas, dont ceux de Bibou Nissack et Alain Fogue, ne figuraient pas parmi les convoqués pour cette session. Ils déplorent l’absence de toute explication de la part de la Cour sur le traitement administratif ou judiciaire de ces dossiers, et sollicitent leur enrôlement pour éviter toute discrimination ou traitement inégal.

Les avocats s’interrogent également sur la raison pour laquelle certains des noms les plus emblématiques de ces 36 prisonniers, comme Olivier Bibou Nissack, condamné à 7 ans de prison, et Alain Fogue, également condamné à 7 ans, ne figurent pas dans la liste des convoqués. Ils évoquent des possibles erreurs, négligences ou des causes plus obscures telles qu’une « main occulte ou dictatoriale », sans pouvoir en préciser la nature.

Par ailleurs, ils ont relevé que le dossier programmé pour le 15 mai ne correspond pas au motif annoncé dans les citations envoyées aux détenus. Alors que ceux-ci devaient soutenir leurs pourvois en cassation contre la décision de la chambre criminelle militaire de la Cour d’appel du Centre, la procédure concerne en réalité une demande de main levée des mandats d’incarcération. La dernière audience, prévue le 15 avril, avait déjà été marquée par cette confusion, selon les avocats.

Le collectif insiste sur la nécessité que la justice soit équitable et transparente dans le traitement de ces dossiers, qui portent sur la libération ou la confirmation des peines des militants du MRC. La Cour suprême doit, selon eux, éviter toute forme de traitement discriminatoire et respecter le droit à la défense de ces prisonniers politiques.

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