L’écrivaine Calixte Beyala qui était au préalable contre la visite du Pape Léon XIV au Cameroun, dans cette sortie elle loue la prise de parole de ce dernier au palais de l’unité.
« Il leur a dit qu’on ne dirige pas un peuple qui ne le souhaite pas, donc qu’on ne vole pas les élections. On ne pille pas les caisses de l’état. L’armée n’est pas là pour tuer les braves citoyens et que les pillages des caisses de l’état par dirigeants camerounais doivent cesser pour le bien de tous. Et quand il énonçait tout ceci dans son discours, Biya était là, comme paralysé. Il avait toujours eu des papes amis qui s’en venaient baptiser ses mômes. Mais cette fois, la voix papale l’a assommé. Mais était-il seulement conscient de ces moult remontrances. Disons-le, malgré les mille remontrances de l’américain, Biya et sa milice meurtrière continueront…de faire passer des mômes de douze ans devant les tribunaux militaires pour avoir manifesté, d’en garder plus de trois mille d’entre eux en prison… Et de frauder aux élections. Ces gens-là croient en tout, sauf en Dieu. Les camerounais ne voulaient pas de ce pape chez eux. Nous craignions tous qu’il s’en vienne adouber le fraudeur, une de fois. Finalement, notre mobilisation générale a porté ses fruits. Il suffit de voir le malaise des deux hommes assis côte à côte pour tout comprendre. Biya a dépensé tout cet argent, pour rien »,





