Luc Perry Wandji accuse certains intellectuels de mutisme face aux revendications tribalistes du Grand Nord, alors qu’ils avaient violemment attaqué les Bamiléké par le passé. L’ancien journaliste de la Crtv, le média d’Etat, dénonce une hypocrisie ambiante et des « faux intellectuels » qui auraient renoncé à penser juste. Pour lui, le véritable problème du Cameroun reste la haine anti-Bamiléké, une gangrène nationale que même Achille Mbembe a décrite avec courage.
Lire ici sa sortie :
Dieudonné Essomba n’a toujours pas pu désigner 《la meute tribale du Grand Nord》 ?
Mathias Eric Owona Nguini a-t-il perdu sa langue, au point de ne pas pouvoir gloser en lettres majuscules, sur le 《le tribalisme, le communautarisme, le supremacisme et l’ethnofascisme des Nordistes》? Ils revendiquent pourtant à cor et à cri, « le retour du pouvoir au Nord » !
Mais, où sont donc passées toutes ces grandes gueules, faussement patriotiques, qui avaient réussi l’exploit, toute honte bue, de faire porter aux Bamiléké, la responsabilité de la casse des ambassades, depuis que le véhicule de service d’un sous-préfet de la région de l’Adamaoua a été vandalisé en mondovision ?
Mais pourquoi, avant son revirement à 180 degré au Biyaïsme de la dernière heure, aucun Sawa n’a osé demander à Jeanne Nsoga, grande égérie de la cause du Moungo ancestral, 《ce qu’elle fait dans les affaires des wadjo…》
Bon sang, c’est fou comme la gueulante patriotique et antibaliste des plateaux télé de Yaoundé, est subitement devenue muette !
Ces « parleurs du Dimanche » auraient-ils compris que 《chez nous les Nordistes, on ne « nyongle » pas ?》
En vérité, en vérité, je vous l’ai toujours dit: il y a beaucoup de faux intellectuels au Cameroun. Des diplomés corrompus qui ont renoncé à la dignité de penser juste et de juste penser.
Avant professeur Achille Mbembe, du haut de son magistère éprouvé, qu’on ne peut soupconner de repli identitaire, je vous avais aussi dit que: le seul problème de Maurice Kamto et du MRC, c’est ce que mon savant de maître appelle si justement 《la phobie irrationnel et la haine du Bamiléké》qui traverse toutes les instances de la société camerounaise: la politique, la justice, l’armée, l’université, les religions et le sport. C’est ce que, empruntant à son riche lexique et ses travaux sur le racisme Anti Noir, j’avais désigné par《nano tribalisme Anti Bamiléké》.
Dans l’allocution que j’ai fini de rédiger, et que je rendrai public dans quelques heures, je parle de cette gangrène Anti Bamiléké, comme d’une « cause nationale » , qui mérite des réponses graduées, à la fois au niveau communautaire et dans les instances républicaines.
C’est de cette manière que nous parviendrons à neutraliser cette vermine Anti Bamiléké, qu’Achille Mbembe a eu la sagacité intellectuelle et le courage prophétique de nommer, là où certains Bamiléké et certains camerounais hypocrites, d’autres communautés, jouent à être « neutres » , à ne pas voir ce qu’ils voient, ou à être politiquement corrects. Lisses et insoupçonnables.
En ce qui me concerne, sous le rapport de la question du tribalisme Anti Bamiléké, je suis [déja] fier de moi. Et le meilleur arrive !
Appelez-moi : Cheikh Amidou Bello Marafa Modibo Djafarou. Je suis de Garoua. Allez dire !!!





