Pour le directeur de publication benjamin Zebazé, le candidat recalé à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 est un protagoniste d’une importance capitale dans ce scrutin
Coalition: maîtrisons nos émotions
Je sais que je vais me faire allumer après ce post: mais depuis que j’ai commencé à perdre mes cheveux à l’âge de 12 ans et que j’essaye d’obtenir le « scalp politique » de Paul Biya depuis plus de 35 ans, j’en ai vu d’autres. Dans cette élection présidentielle qui approche, je crois avoir été l’un des premiers, voire le premier à défendre, une fois la candidature de Kamto rejetée, l’idée selon laquelle nous pouvions arriver à nos fins en soutenant une coalition entre Bello Bouba et Issa Tchiroma.
Je rappelle d’ailleurs avoir dit ma préférence pour Tchiroma qui me parait un peu « délinquant » comme moi et saurait faire face à l’adversité même si cela m’a fait mal de le voir aux côtés d’un homme peu fréquentable. Je suis, par conséquent, parfaitement à l’aise au moment de rédiger ce post.
QUE FAIT-ON DE L’EGO DE BELLO ?
Qu’un citoyen annonce sa volonté de voter pour Issa Tchiroma dès maintenant, c’est son droit le plus absolu.
Mais lorsque des leaders politiques et des membres éminents de la société civile font de même avec un tel unanimisme, cela m’inquiète beaucoup, et pour les raisons suivantes:
1- De nombreux Camerounais œuvrent en sourdine pour rapprocher les deux leaders politiques.
Lorsque les choses prennent cette tournure, ces déclarations précipitées vont elles favoriser la fédération des énergies ?
2- Issa Tchiroma sur le terrain, si nous étions dans un combat de boxe, mène indiscutablement aux points. Mais s’il est fort sur ce plan, il lui manque une structure lourde pour mailler le territoire; Bello l’a.
C’est pourquoi nous sommes nombreux à souhaiter que ces 2 là se mettent ensemble pour maximiser nos chances de succès. Celui qui ne sera pas choisi comme candidat de cette coalition aura besoin de « calinotheraphie » plutôt d’un rejet sans appel alors que aurons besoin des efforts de tous.
Parcequ’il ne faut pas se tromper, quelques ingrédients sont nécessaires pour gagner cette élection:
– il faut un candidat vigoureux, courageux… capable de défendre son vote: Issa Tchiroma l’est.
– On ne pourra y arriver si dans le grand nord, où se trouve un très grand nombre d’inscrits, on n’a pas un candidat à la tête d’une organisation capable de CONTRÔLER les votes aussi bien dans des agglomérations comme Mora, Bacheo ou encore Banyo.
Aucun des deux candidats ne peut y arriver sans l’apport de l’autre. Je pense, pour ma part, que ceux qui n’attendent pas la fin des concertations avant de choisir, ne prennent pas la bonne décision.
ET KAMTO DANS TOUT ÇA ?
On aime Maurice Kamto ou pas; on est néanmoins obligé de reconnaître que sans être candidat, il est l’homme fort de cette pre-campagne. La preuve ? Toute la classe politique défile devant lui ces derniers jours, sauf ceux qui ont honte de se dédire brutalement. J’ai déjà dit ici ne l’avoir jamais rencontré. Je sais cependant qu’il se bat depuis quelques semaines pour fédérer les énergies et chacun sait à quel point sa « ultime » parole fera du bruit.
Vous le voyez, avec la tournure que prennent les événements, déclarer qu’il choisit un candidat contre l’autre ? Cela ne serait pas responsable et je suis certain qu’il ne le fera pas.
Pour le moment, je suggère aux politiciens de l’opposition et aux éminents membres de la société civile de prendre leur mal en patience. Au plus tard à une semaine de l’élection, on verra plus clair: soit un accord est trouvé ; soit le grand nord présentera 2 candidats. Chacun pourra alors choisir son camp.
Benjamin Zébazé
Ndi Nkeum Motissong





