L’avocate Esther Zeifman qualifie la mort d’Anicet Ekane de crime d’État. La juriste accuse les autorités d’avoir délibérément privé l’opposant de son appareil respiratoire vital. Maitre Esther Zeifman dénonce une politique de répression qui étouffe les voix dissidentes par la privation de soins et des traitements inhumains. Elle appelle la communauté internationale à exiger vérité et justice pour celui qu’elle présente comme un symbole de résistance face à l’arbitraire.
« Cameroun, terre de silence et d’oppression, vous avez encore franchi un seuil interdit en sacrifiant la vie de Monsieur Anicet EKANE, un opposant politique qui, dans les heures les plus sombres de sa détention, a été dépouillé de son droit élémentaire à la vie : l’accès à son appareil de respiration vital.
Ce refus scandaleux de restituer ce dispositif médical indispensable, alors même que Monsieur EKANE était sous la garde des autorités, n’est pas une simple négligence, c’est un acte délibéré de barbarie, un crime d’État au grand jour.
À l’heure où la justice devrait protéger, le régime préfère étouffer la voix dissidente par la privation de soins, par la répression cruelle et inhumaine. La mort de Monsieur EKANE dans ces conditions ignobles ne doit pas passer sous silence.
Elle est un signal d’alarme, un cri de colère contre un pouvoir prêt à sacrifier ceux qui osent contester son autorité, même au prix du respect minimum des droits humains. Laisser un homme dans un tel état de détresse, en refusant de lui fournir un équipement médical vital, dépasse toutes les normes de dignité et de décence.
Nous levons haut la voix pour dénoncer cette justice aux ordres, cette politique de la terreur qui tue lentement par omission et qui broie les consciences.
Nous appelons la communauté internationale, les défenseurs des droits humains, et toutes les consciences libres à condamner ce crime impardonnable, à exiger vérité et justice pour Monsieur EKANE.
Que son nom reste à jamais le symbole de la résistance face à l’injustice, et que sa mémoire engage tous les peuples à ne jamais céder à l’arbitraire et à la barbarie.
Cette dénonciation forte appelle à la vigilance et à la mobilisation contre ce traitement inhumain. Monsieur Anicet EKANE, leader politique oxygenodépendant, a été privé de son appareil d’oxygène pendant sa garde à vue, ce qui a gravement compromis sa survie, dans un contexte de répression politique accrue au Cameroun»





