Opinion – « Je refuse de partir » : Rebecca Enonchong

Rebecca Enonchong fait un temoignage  sur son choix de rester vivre au Cameroun malgré les difficultés.  Revenue définitivement en 2004,  la femme d’affaires décrit un environnement compliqué, où résister sans se soumettre demande courage et endurance.

Lire sa sortie :

VIVRE AU CAMEROUN OU PARTIR ?

« J’ai quitté le pays jeune lycéenne. Je rentrais souvent, très active dans la diaspora, avec des liens solides au pays.

Quand j’ai lancé ma filiale au Cameroun en 2002, j’étais déjà millionnaire en dollars. Je croyais avoir la bonne formule: attachement profond, voyages fréquents, succès à l’étranger… Mais la vérité c’est que n’avais rien compris du pays.

Je suis rentrée définitivement en 2004. Vingt ans plus tard, je continue d’apprendre. Chaque jour. Mon pays rappelle que je ne comprends rien.

Beaucoup sont repartis, découragés.

D’autres se sont fondus dans le système.

Moi, j’ai choisi de rester sans m’y soumettre. Et ça coûte. J’ai failli tout perdre. Quand je sors tous les matins, je suis préparée au combat.

Je refuse de les laisser croire qu’il est à eux seuls.

Ce n’est pas une vie pour tout le monde. Il faut un grain de folie pour vivre en terrain hostile. Et franchement, c’est épuisant.

J’ai la chance de pouvoir sortir parfois, respirer, me ressourcer, revenir au front.

Un luxe que beaucoup n’ont pas.

Alors rester ou partir, c’est personnel. Je ne jugerai jamais ceux qui s’en vont. Ni ceux qui restent en silence.»

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie:

Le passeport camerounais, déjà critiqué pour son coût, va devenir encore plus cher en 2026. Selon les dispositions de la Loi de Finances 2026, son

Mike Ndoumou, l’entraîneure adjointe des Lionnes Indomptables, a livré ses impreessions après le tirage au sort de cette compétition féminine. « Je la prends comme

Une voix qualifiée du football africain qui s’est exprimée Asamoah Gyan, l’ancien capitaine des Black Stars du Ghana, estime clairement qu’il nya pas de débat.

Le journaliste Jean Claude Mbede estime que l’immeuble siège de la fédération Camerounaise de football ( fecafoot) devrait être rebaptisé sous le nom de Iya

Dans cette tribune de Jean Bruno Tagne, journaliste, il est clair que le remaniement ministériel tant attendu ne se fera que sous les bonnes auspices

Le lion indomptable Samuel Kotto dans cette sortie évoque la belle expérience engrangée dans cette coupe d’Afrique des nations mais également les regrets. « Ça