Répression : Ces alliés de Issa Tchiroma qui paient le prix fort

Le  régime de Paul Biya s’acharne sur les alliés de Issa Tchiroma Bakary.

À la prison centrale de Kondengui, croupit Parfait Mbvoum, arrêté dans des conditions encore floues. Anicet Ekane, lui, n’aura même pas survécu à son passage dans les geôles du pouvoir : il est mort en détention, dans des circonstances qualifiées d’assassinat par plusieurs témoins et camarades politiques.

Quant au professeur Jean Calvin Abah Oyono et à Djeukam Tchameni, ils sont détenus comme des otages politiques au SED, sans procès équitable ni respect de leurs droits fondamentaux.

Pour beaucoup, ces hommes paient uniquement le prix de leur engagement politique et de leur soutien à Issa Tchiroma. Cette situation interroge profondément : comment le régime de Paul Biya, qui affirmait vouloir être retenu comme « l’homme qui a apporté la démocratie au Cameroun », peut-il laisser perdurer un système qui embastille des citoyens pour leurs idées ?

Après 43 ans au pouvoir, la question devient urgente : que restera-t-il réellement de son héritage ? La répression des opposants, la criminalisation de la pensée politique, les arrestations arbitraires et les détentions mortelles?

Le cas de Pr Alain Fogué, Olivier Bibou Nissack, Pascal Zamboué et tant d’autres militants injustement incarcérés rappelle que la machine répressive reste bien active.

Tous ces Camerounais n’ont commis aucun crime. Leur seul tort : avoir défendu une vision différente de celle imposée par le régime Biya.

Pendant que les prisons se remplissent d’opposants politiques, les véritables criminels, ceux qui pillent la fortune publique et plongent le peuple dans la misère  continuent de jouir d’une impunité totale.

Il est temps que les autorités mettent fin à cette injustice et libèrent ces compatriotes. L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront confondu gouvernance et répression, pouvoir et vengeance personnelle.

La question demeure : le Cameroun aura-t-il droit à un pardon collectif à la fin de ce régime, ou faudra-t-il d’abord traverser la vérité crue d’un pays profondément blessé ?

 

 

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