Révélations sur Martinez Zogo : Les pleurs de Joseph Espoir Biyong

Dans cette sortie du maire adjoint à la mairie de Douala 5e, il se dit offusqué face à l’horreur de la vidéo de torture du journaliste Martinez Zogo diffusée lors du procès sur son meurtre au tribunal militaire de Yaoundé.

« Depuis hier, je suis resté choqué devant l’horreur montrée dans une vidéo : Martinez ZOGO, ensanglanté et torturé par des agents des services de sécurité à la solde de certains de nos frères.

Hé Seigneur, quelle cruauté !

C’est vrai que la haine n’a jamais rendu justice. Détester quelqu’un parce qu’il nous a blessés à un moment de notre vie nous enferme. Elle nous empêche d’avancer, de guérir, de construire.

Depuis hier, nos cœurs saignent encore. Nous repensons à la cruauté avec laquelle les services de l’État ont été détournés pour arracher la vie de Martinez Zogo. Nous n’avons aucune raison d’oublier. Nous n’avons aucune raison de faire semblant de pardonner si nos cœurs ne sont pas prêts.

Mais nous ne devons pas nous arrêter à la colère. La colère sans cap détruit celui qui la porte. Transformons-la en engagement.

Les forces de défense et de sécurité ont une mission sacrée : nous protéger, pas nous tuer. Nos institutions doivent être des maisons de justice, pas des lieux où les criminels se cachent sous le drapeau.

Nous sommes à un tournant de notre histoire. Le monde nous regarde. Il imagine déjà tous les crimes non élucidés, toutes les vies brisées au nom de l’orgueil et de la méchanceté. Et quand la justice de Dieu s’enclenche, aucun nom, aucun grade, aucun titre ne l’arrête.

Alors prenons ensemble cet engagement solennel : plus jamais un Camerounais ne mourra de la main d’un autre Camerounais. Plus jamais.
Nous sommes frères. Nous partageons la même terre, les mêmes rires, les mêmes douleurs. Pourquoi donc nous entretuer ?

Moi, je rêve déjà de la nouvelle République. Une République où la vérité n’a pas peur, où la justice n’a pas de prix, où chaque vie compte.
Camerounais, levons-nous. Travaillons ensemble. Surveillons nos institutions. Exigeons la transparence. Aimons notre pays plus que nos rancunes.

Le Cameroun que nous voulons commence par le Camerounais que je décide d’être aujourd’hui. »

 

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

À peine un an après son inauguration, le fleuron industriel de Figuil, investi à hauteur de 50 milliards de FCFA, a suspendu ses activités. En

Après les inondations du 4 juin dernier qui ont paralysé le centre-ville de Yaoundé, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain est montée au

Lors de l’ouverture de la session ordinaire du Sénat ce 9 juin 2026, le président de la chambre haute a exigé une réponse gouvernementale implacable

Après deux ans passés derrière les barreaux de la prison principale de Dschang, Christian Foulefack a recouvré la liberté. Ce mardi 9 juin 2026, le

En ouvrant la deuxième session parlementaire de l’année ce 9 juin 2026, le président de l’Assemblée nationale a imprimé une rupture majeure à la chambre

Le gouvernement camerounais monte au créneau. Suite à l’interception par les autorités françaises du pétrolier « Tagor » transportant du brut russe, le ministre des