Il est d’une évidence certaine que le gouvernement camerounais mettra toujours tout en oeuvre pour sauvegarder sa souveraineté dans la gestion des richesses de son sol. En effet, dans le cadre de l’affaire sur le pillage de l’or qui a fait les choux gras des réseaux sociaux, le gouvernement par l’entremise du ministère des mines vient de prendre une mesure historique qui vient taire toutes les spéculations et les commentaires sur l’affaire.
C’est donc une réalité évidente, le gouvernement est passé à l’acte dans cette affaire de l’or avec un gros coup de poing pour assainir le secteur. En effet, le gouvernement camerounais vient de rendre publique une liste détaillée de plus de 216 sociétés et exploitants identifiés dans le cadre de l’exploitation aurifère illégale dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua. Et pourtant, de nombreuses personnalités ont été clouées au pilori comme étant les principaux artisans du pillage de l’or du Cameroun. D’ailleurs , au sein de l’opinion publique, des noms étaient cités. Pourtant, dans cette liste, on constate
que plusieurs noms régulièrement cités dans l’espace public n’apparaissent pas dans cette liste officielle. Il est donc clair que dans ce genre de situation, il faut toujours faire preuve de prudence car dans un État de droit, l’accusation sans preuve n’est pas une forme de justice c’est une autre forme d’injustice.
D’ailleurs, il faut noter ici que le exclusif obtenu auprès du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique révèle une réalité bien plus complexe que celle souvent présentée dans le débat public. En effet, le rapport dresse une liste actualisée de 216 exploitants et sociétés opérant dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, dont plusieurs exercent leurs activités sans autorisation ou en violation flagrante des dispositions réglementaires en vigueur.
Il s’agit spécifiquement des entreprises locales et étrangères, principalement actives dans l’exploitation artisanale semi-mécanisée de l’or, ainsi que plusieurs opérateurs dont l’identité demeure partiellement inconnue des services de l’État.
Il est donc important de saluer la publication de ce registre qui est un acte de transparence q. Mais la transparence n’est vertueuse que si elle débouche sur des actes. Quelles sanctions ont été effectivement prononcées ? Quels sites ont été fermés et sécurisés ? Quels dossiers ont été transmis aux juridictions compétentes ? Autant de questions qu’il serait important de répondre
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