Soldats morts au NoSo : Le désarroi de Shanda Tomne

Dans cette sortie l’universitaire s’inscrit clairement en faux contre la mise en visibilité des images des soldats morts dans le cadre de la crise qui secoue le Nord-ouest et le sud-ouest actuellement.

Le Médiateur Universel

Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI)

Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR)

Croisade contre l’impunité, le laxisme et l’inertie

Appel aux citoyennes et aux citoyens

Quand la responsabilité, la raison et la décence s’imposent

A PROPOS DE CERTAINES IMAGES

DE NOS SOLDATS DANS LE NOSO

 Même pour ceux qui seraient des opposants endurcis, des antipatriotes et des champions des drames et du sang, pour leurs desseins funestes, je leur demande de la décence et de la réserve, de la raison et du sens de la responsabilité, s’agissant des commentaires et de reportages sur le NOSO.

Les images en circulation, présentant nos soldats dans des bains de sang, dans des états piteux et regrettables, ne participent plus de l’information ni du reportage, c’est du sabotage pur et simple. Ceux qui encouragent ces choses et se livrent ainsi à la publicité qui n’est autre que réellement terroriste, devraient se ressaisir et prendre conscience de la gravité de leur jeu, des conséquences et des implications de toute nature.

En effet ce qui est en cause, c’est beaucoup plus la propagande de certains groupuscules néfastes et sanguinaires qu’autre chose. Je ne veux pas seulement dire ma colère, je veux élever le ton et proclamer une désapprobation solennelle. Une armée engagée dans la protection de la république, de la nation, des institutions, ne saurait être la risée ou le jouet entre les mains de quelques inconscients et comploteurs qui s’amusent à profaner la sépulture de ses braves éléments tombés sur le champ d’honneur de la défense de la patrie.

Et puis, même pour ceux qui s’amusent à proclamer la guerre civile, il y a tout un langage, des lois et des interdits, des codes et des usages dans le droit de la guerre, si l’on admet leur thèse et leur hypothèse. Les images de ces derniers jours doivent cesser de circuler. Ceux qui les publient doivent arrêter de jouer à ce jeu. Il faut bien rappeler qu’il ne saurait être question d’établir des parallèles entre les actes d’un Etat constitué luttant pour protéger ses frontières, préserver son intégrité et garantir sa souveraineté, avec les désordres et les sarcasmes terroristes de certains groupuscules radicalisant, du reste éloignés des ambitions de populations innocentes.

Nous continuerons à prêcher le dialogue, la réconciliation et la paix, la tolérance, l’humilité et une bonne gouvernance, une meilleure décentralisation de l’autorité de l’Etat, et éventuellement à terme, une très grande autonomie. Mais jamais nous ne pardonnerons à ceux qui croient pousser en avant des agendas, en profanant les sépultures de nos braves soldats tombés sur le champ d’honneur.

IL y a l’art et la manière de poursuivre un objectif, d’émettre des revendications. Chacun doit pouvoir choisir le moindre mal, et le meilleur chemin, mais toutes les perditions, excès et complots se payent et se payeront très chèrement, tant que tout cela menace ou menacerait la survie de l’ensemble national, la crédibilité de nos forces de défense et de sécurité, et l’image globale de la nation camerounaise.

Nous n’avons jamais nié, nous ne nions pas, et nous ne nierons jamais l’existence de quelques problèmes au NOSO et ailleurs, mais nous privilégions et privilégierons toujours la politesse et la primauté de l’Etat de droit, des institutions républicaines.

Yaoundé, le 24 juin 2026

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