Dans une correspondance du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, il demande de bloquer les téléphones non dédouanés en application des terminaisons consensuelles issues de la réunion de concertation du 22 mai 2026 avec la Direction Générale des Douanes.
Dans cette correspondance, Louis Paul Motaze évoque un « volume croissant de téléphones importés en contrebande avec incidence budgétaire et sur la sécurité nationale, et ayant accès au réseau local ». Il demande donc aux opérateurs de bloquer les IMEI non enregistrés, conformément à la décision conjointe MINFI/MINPOSTEL du 25 mars 2026 ou alors endosser la responsabilité fiscale.
En effet, il est important de rappeler que depuis 2020, l’État espère capter les recettes douanières sur le marché des téléphones, estimées à un manque à gagner de 25 milliards de FCFA. Une première tentative de prélèvement direct sur le crédit de communication des abonnés avait déjà capoté face au chahut que cela avait provoquée. L’application de l’article 6 de la loi de finances 2023, réactivée en mars dernier avec un taux de dédouanement fixé à 33,33 %, se retrouve embusqué à la réalité économique.




