Le journaliste économique Albin Njilo analyse avec une grande lucidité les travers de cette entreprise aérienne qui continue sa descente aux enfers avec une perte nette de 4,65 milliards de FCFA pour l’exercice 2025 malgré les grosses perfusions budgétaires à répétitions de l’Etat
Nous parlons ici d’une entreprise publique qui, depuis plusieurs décennies, ne cesse d’accumuler des résultats négatifs et des pertes évaluées à plusieurs milliards de FCFA, tout en continuant, curieusement, à bénéficier de subventions de l’État.
Comment peut-on ponctionner chaque jour l’argent des contribuables pour subventionner une entreprise qui ne produit aucun résultat, n’apporte rien au prestige de l’État et, bien au contraire, ternit l’image du pays en raison de ses mauvaises performances ?
Comment peut-on avoir un ministre des Finances qui consacre autant de ressources à subventionner des entreprises moribondes, alors que celles-ci devraient, au contraire, contribuer à renflouer les caisses de l’État ?
Camair-Co reçoit chaque année des milliards de FCFA de subventions pour, au final, afficher des résultats déficitaires. Plus surprenant encore, l’entreprise affiche une rémunération moyenne supérieure aux standards du pays. Les employés de Camair-Co seraient même mieux rémunérés que ceux d’Air France au Cameroun.
InfrastructuresCameroun
Pendant que le pays peine à couvrir ses charges sociales, le ministre des Finances a également dû mobiliser des milliards de FCFA pour subventionner Alucam, en plus de régler ses factures d’électricité.
Alucam, tout comme Camair-Co, reste fortement dépendante du soutien de l’État, avec des subventions d’exploitation en constante augmentation. Où en sommes-nous avec les contrats de performance tant vantés par le ministre ?





