Vers un boycott de Tchiroma lors des municipales et législatives?

Le président national du Mouvement Réformateur Samuel Billong dans cette communication semble etre inquiet de la possibilité du parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC de ne pas participer aux prochaines élections législatives et municipales qui vont se dérouler au Cameroun dans les prochains mois.

Issa Tchiroma demande aux camerounais de ne pas prendre part aux prochaines élections législatives et municipales. C’est à quelque chose près ce que disait Maurice Kamto en 2020. Ils ont en commun le rejet des résultats des deux précédentes élections présidentielles pour lesquelles, ils se sont auto-proclamés respectivement vainqueurs sans pouvoir apporter les preuves de leurs victoires et surtout sans moyens de changer l’ordre constitutionnel établi.

Au-delà des pertes et souffrances que ce positionnement a causées, dire que : « Tout parti politique qui y participe cautionne la forfaiture et s’en rend complice » et venant de Issa Tchiroma qui est allé à toutes les élections depuis le retour du multipartisme, qui a cautionné tous les résultats jusqu’à sa défaite à la récente présidentielle et qui a été Ministre de la République pendant près de 30 ans, est une vraie déchéance, une véritable indignité.

Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de méconnaitre les grosses insuffisances de notre système électoral et encore moins de se faire des illusions sur le fairplay du RDPC et ceux qui sont en responsabilité. Mais n’est-ce pas nier l’idée même de la démocratie et de la souveraineté populaire lorsque les hommes et femmes politiques refusent aux autres le droit de penser autrement ? Être « partis alliés, assumés ou non » ou « complice » du RDPC. Voilà ce qui reste aux partis qui ne sont pas alignés sur les positions du MRC et du FSCN. Et tenez-vous bien, les deux ne sont pas sur les mêmes positions. Evidemment, tout cela fait désordre et est inadmissible.

En lançant notre appel aux investitures citoyennes, nous avons bien relevé que les prochaines élections législatives et municipales sont surement la dernière chance pour éviter à notre pays, la perspective d’un profond déchirement qui se profile à l’horizon. Allez aux élections ce n’est pas faire un cadeau au RDPC mais bien se donner une chance de changer la gouvernance de notre pays dans l’unité et la paix… Se donner une chance comme en 2018, 2020 et 2025. Savoir laisser la chance aux autres lorsqu’on a échoué, c’est peut-être ce qui nous manque le plus au Cameroun. C’est en tout cas, ce qui bloque l’alternance dans notre pays.

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