Violences contre les militants du MRC au Sud : Voici la réaction du ministre Fame Ndongo et les autres élites du Sud

Jaques Fames Ndongo

Le ministre Jaques Fames Ndongo et tous les autres élites de la région du Sud sont jusqu’ici restés muets comme des carpes

C’est un spectacle vraiment désolant qu’on a observé hier à l’entrée de la ville d’Ebolowa, dans le Sud du pays, région natale du président Paul Biya. Les images et vidéos devenues virales ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

En effet, hier vendredi 1 novembre, les militants du MRC se rendant à Ebolowa pour prendre part à un meeting de leur parti, ont simplement été refoulé à l’entrée de la ville, précisément au poste de péage d’Abiete, ce qui a provoqué des échauffourées.

Non seulement les forces de l’ordre ont empêché les partisans de Maurice Kamto de continuer leur voyage, mais, ils se sont surtout illustrés par un silence complice faces aux agressions de ces derniers par une bande de voyous en mal de sensation.

La scène la plus révoltante, est celle où on a vu Sam Severin Ango, recevoir le contenu d’un sceau d’eau sur le visage. Certaines personnes ont même assimilé le liquide aux urines. L’on pouvait alors entendre en fond sonore des voix, vraisemblablement celles des originaires de Sud, qui qualifient la nouvelle recrue du MRC de « traitre ». Ou encore une autre voix qui lance : « Rentrez chez vous, ne prononcez plus le nom Kamto ici ». Le langage de la haine était au rendez-vous.

Silence assourdissant des élites du Sud

Si certains observateurs ont totalement désapprouvé ces actions d’instrumentalisation des jeunes du Sud contre l’opposition, les élites de cette région qui disent prôner le « vivre ensemble » sont par contre restées muets (jusqu’au moment où nous mettons cette brève en ligne). Même pas une déclaration laconique pour condamner cette barbarie qui rétrograde la démocratie et livre l’autre face cachée du Cameroun aux yeux du monde.

Suffisant aussi pour donner finalement raison au ministre Fame Ndongo, force vive de la région et grande créature de l’autre, qui, dans son discours lors des émeutes de Sangmélima, a clairement laissé entendre que « la couleur locale dans la (région du Sud) c’est la couleur du RDPC et non pas d’un autre parti ». Une déclaration qui avait suscité une indignation de la classe politique d’opposition.

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