Evelyne Mengue : «Paul Biya reste le meilleur choix des Camerounais »

Dans son éditorial du 27 octobre 2025 sur la CRTV, Evelyne Mengue, directrice des rédactions télé, estime que Paul Biya demeure pour la majorité des Camerounais le meilleur choix.

La journaliste  salue une victoire qu’elle juge « méritée », reflet d’un électorat mûr et conscient de ses décisions.

Selon elle, les Camerounais ont renouvelé leur confiance à un homme d’État qui incarne la paix, la stabilité et le consensus national.

La sortie intégrale d’Evelyne Owona Essomba

Les chiffres ont parlé, expression de la volonté exprimée dans les urnes le 12 octobre dernier. Un peu plus de la moitié des suffrages ont plébiscité Paul BIYA avec un score de 53,66%. Une victoire nette sur un tableau général des résultats assez contrasté et qui atteste de l’âpreté de la bataille électorale ainsi parvenue à son terme.

Au commencement, ils étaient 12 candidats sur les startingblocks qui ont déployés leurs stratégies de persuasion, d’enrôlement et même d’embrigadement psychologique. Mais les chiffres publiés par l’instance autorisée, le Conseil Constitutionnel, rangent finalement chacun dans la case qui correspond à son assise politique réelle. On est là, loin de toute fantasmagorie. Il faut affronter ses illusions déçues après le tourbillon de la campagne électorale et les griseries accentuées par l’enthousiasme de la foule.

Des chiffres de la participation, 57,76 % autant que ceux de l’abstention 42,24 %, ne sont pas une affabulation. Les observateurs auraient tort de les passer au simple crible d’une analyse en surface. Ces chiffres racontent le Cameroun de 2025 et aiguillent sur les aspirations profondes. Il en est de même pour le score principal enregistré et celui de son suivant immédiat. Ils traduisent assurément une mutation de l’électorat. Le temps de bonimenteurs et des arrangeurs de foule est dépassé. Autant que l’ère des messies politiques spontanés !

Un électorat se construit sur la durée et non dans le tintamarre de deux semaines de campagne. L’élection n’est qu’un arrêt demandé pour ajuster ses convictions, conforter son implantation et saisir l’humeur du moment qui peut, par un effet papillon, faire vaciller des certitudes.

Les camerounais déjà rompus à l’exercice du suffrage universel, ne sont plus naïfs. Ils mesurent le poids de leurs voix. Ils refusent de servir désormais de batail électoral. Ils ont opéré des choix éclairés, réfléchis pour dire leur ressenti de citoyens. Rappeler aux politiques leurs engagements à l’aune de la réalité de leur quotidien. Les chiffres publiés ce jour sont des signaux forts qui devraient ricocher dans les consciences de tous ceux qui ont en charge la gestion des affaires publiques à tous les niveaux.

N’en déplaise à ceux qui ont dansés plus vite que la musique, Paul BIYA reste pour la majorité des Camerounais, le meilleur choix. Des trois angles du triangle national, ils ont fait entendre leurs voix dans un environnement pollué des bruits et des sons discordants. Cette victoire n’en est que plus méritoire. Souvenez-nous de cette réaction à chaud au sortir du bureau de vote, le Président-candidat affirmait encore le 12 octobre dernier au micro de Charles NDONGO que rien n’était acquis.

La magie de ce style BIYA a encore opéré. Nul doute que seul dans le secret de l’isoloir, l’électeur qui a choisi le bulletin blanc, avait à l’esprit l’image d’un homme d’Etat singulier qui a démontré son habileté à mener la barque Cameroun à travers les eaux tumultueuses de sa trajectoire historique et politique. Ce style, nombre d’auteurs ont tenté de le saisir et de l’apprivoiser. Mais il reste que la plus grande réalisation du président réélu est la paix qu’il a su bâtir et maintenir malgré des périls internes et externes.

Cette paix dont on ne mesure peut-être pas le caractère précieux et que certains, sans vergogne, mettent sur la balance de leurs ambitions personnelles. Relativiser la paix, c’est mettre en péril le présent et l’avenir dans un pays qui est un vrai kaléidoscope avec ses contrastes, ses singularités et donc ses fragilités. L’un des piliers du style de l’homme repose aussi sur sa capacité à incarner le consensus. Tout discours clivant est dangereux. Toute stigmatisation est suicidaire. Toute banalisation de l’impératif d’unité et de cohésion sociale ferait du Cameroun un pays ingouvernable ! Les Camerounais ont choisi de faire confiance à nouveau celui qui rassemble, à celui qui n’a pas trahi. Celui qui, quelques heures après sa victoire, a le triomphe modeste. Dans un message, il déplore ces vies inutilement perdues et tend encore la main à tous les Camerounais

EMAK (3) : Romuald, il faudra plus qu’un éditorial et ma modeste plume pour tirer toutes les leçons de la proclamation solennelle des résultats de l’élection présidentielle de ce jour. Je me bornerais à souligner le virage qu’emprunte le Cameroun en cette occasion. Un virage ers un nouvel ordre sociétal guidé par une maturité politique affirmée des Camerounais. Mais surtout par l’appel pressant pour demain. C’est bien au-delà du transfert générationnel, c’est dans ce regard nouveau qui appelle des nouvelles manières de considérer les choses et les hommes.

Ce nouvel ordre implique plus d’ouverture d’esprit, plus de tolérance à l’autre, une certaine modestie face à ses limites. Le Cameroun change avec des femmes et des hommes qui tutoient et côtoient l’élite mondiale dans tous les domaines de la connaissance et des savoirs. Un tel pays appelle des paradigmes nouveaux de gouvernance publique.

C’est un tournant irréversible. Et si vous me permettez cette métaphore biblique : Il faudrait faire tomber ses œillères et entamer chacun et tous, notre chemin de Damas !

 

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