Banda Kani : « Kalabubse nous déclare la guerre, on lui fera la guerre »

Dans un communiqué rendu public le 5 juillet dernier, le nouveau président du Conseil national de la Communication, Joe Chebonkeng Kalabubse a sanctionné 3 journalistes dont le panafricaniste Stive Ngos de DBS Tv, une télévision privée émettant depuis Douala au Cameroun. Une sanction digérée par les panafricanistes dont Banda Kani, comme une déclaration de guerre à laquelle il va falloir une riposte conséquente.

A peine arrivée, l’équipe Kalabubse au CNC fait déjà les grincements de dents. Le feu craché par les dernières sanctions à l’endroit de quelques acteurs du métier de la communication accusés de « dérives »,  dégagent toujours de la fumée. Intervenant à la Matinale de DBS TV, émission à laquelle il est consultant, André Banda Kani s’est offusqué de la décision de Joseph Chebonkeng Kalabubse de suspendre certains directeurs de publications au rang desquels, le panafricaniste Stive Ngos.

Il a en effet considéré les dernières sanctions du CNC comme une déclaration de guerre à laquelle il faut une riposte conséquente.

 « Le petit journaleux qui est au CNC là, il n’est pas né, qu’il rentre se renseigner. Et comme il nous déclare la guerre, on lui fera la guerre. Ce petit journaleux-là qui a la faveur d’un décret, se croit autorisé à juger un combat multimillénaire. Il n’était même pas encore né, il ne savait pas s’il allait naitre, il ne sait pas ce que sait, ce n’est pas à son niveau…», s’est indigné le président national du Nouveau Mouvement populaire (NMP).

En rappel, réunis le lundi 5 juillet 2021 dans le cadre de la 28e session extraordinaire de l’Organe de régulation  ont sanctionné dans la foulée, trois directeurs de publications. Pendant une période d’un mois, Stive Jocelyn Ngoss est interdit d’exercer le journalisme, peut-on lire dans le communiqué final des travaux. Joseph Chebonkeng et son équipe lui reprochent d’avoir tenu des «propos non fondés et offensants de nature à porter atteinte à l’honorabilité du Chef de l’Etat français et l’image de la France» dans un programme diffusé en avril dernier. Chez les  deux autres journalistes frappés, on retrouve Sismondi Barlev Bidjocka, le promoteur de RIS FM, une radio émettant à Yaoundé,  suspendu pour une période d’un mois. Il lui est reproché la diffusion d’informations «non fondées et offensantes» à l’égard de Cabral Libii. Enfin,  Emmanuel Nyamsi Ngouya, directeur de publication du magazine Confidences, reconnu coupable de «propos offensants» à l’endroit du sénateur Sylvestre Ngouchingue.

Pour le moment, le tout nouveau patron du Conseil national de la Communication n’a pas encore réagi à cette sortie.

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