Lors de son passage à l’émission Droit de réponse de ce dimanche 5 juillet 2026, sur Equinoxe tv, une télévision privée émettant depuis Douala au Cameroun, Aristide Mono a évoqué son expérience avec certaines prisons au Cameroun.
«J’avais initié un projet, « Les survivants », pour apporter, à mon petit niveau, un petit soutien aux prisonniers politiques de la crise post-électorale de 2025. Certains régisseurs ont été favorables, celui de Ngoma, celui de Foumban. Et je posais ces actes en fonction des retours que j’avais, ça veut dire, des enfants qui se plaignaient d’être dans le dénuement total, la famine et tous ceux qui avaient même besoin de brosses à dents comme à Ngoma, ils m’avaient passé la commande de brosses à dents. Alors, la prison de Bertoua par exemple, j’ai pris la peine, j’ai écrit au régisseur. Le régisseur ayant appris que c’était pour ces prisonniers spécifiques, a refusé d’une manière ou d’une autre mon don en me référant au ministre de la justice. Je me suis demandé, mais tout ce beau monde qui fait régulièrement les dons à la prison de Bertoua passe toujours par le ministre de la justice ? Une manière de vous faire comprendre qu’il y a des niveaux, lorsque l’on les atteint, ça devient comme si les gens abandonnaient leur propre humanisme. Ça veut dire que nous on le fait avec toute la pitié, mais des gens, le régisseur de la prison de Bertoua, lui il a plutôt ses enjeux d’ordre politique. Pourtant nous avons des enfants qui souffrent dans ces prisons »





