Le gouvernement camerounais annonce l’ouverture de concours directs pour le recrutement de 920 personnels soignants dans la fonction publique. La décision a été validée par le Premier ministre avant d’être officialisée le 4 février 2026 par le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le, à travers la signature de trois arrêtés ministériels.
Cette opération concerne plusieurs corps de métiers du secteur de la santé, dans un contexte marqué par un déficit chronique de ressources humaines.
Dans le détail, les concours ouverts portent sur :
*250 médecins généralistes
* 200 aides-soignants de santé communautaire
* 200 sages-femmes
* 90 pharmaciens
* 90 chirurgiens-dentistes
* 5 ingénieurs biomédicaux
* 45 techniciens biomédicaux
Ces profils sont destinés à renforcer les structures sanitaires publiques, confrontées à une pression croissante liée à la demande de soins.
Selon Joseph Le, cette vague de recrutements s’inscrit dans le prolongement des engagements pris par le président de la République lors de son discours à la nation du 31 décembre 2024. Paul Biya y avait annoncé la contractualisation de 9 944 personnels de santé sur une période de cinq ans.
« Ce recrutement spécial contribuera sans doute à la réduction du chômage des jeunes diplômés dans le secteur de la santé », avait alors déclaré le chef de l’État.
L’ouverture des concours répond ainsi à une attente ancienne des professionnels du secteur, même si son impact immédiat reste mesuré.
Un déficit de personnels toujours préoccupant
Malgré cette initiative, la question du déficit en ressources humaines demeure entière. En 2022, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachié, avait indiqué qu’un plaidoyer avait été soumis au chef du gouvernement pour la contractualisation de 20 000 personnels temporaires. Il évoquait également la perspective d’un recrutement supplémentaire de 25 000 agents sur cinq ans.
À ce jour, les recrutements engagés restent en deçà des besoins exprimés par les acteurs du secteur.
La fuite des soignants, un défi persistant
Le système de santé camerounais est par ailleurs confronté à une émigration croissante de personnels médicaux qualifiés, notamment vers des pays comme le Canada. Cette dynamique fragilise davantage la couverture sanitaire, l’organisation des services et la qualité de la prise en charge des patients.




