Le Ministre des Travaux Publics ouvre ce mardi 5 mai 2026 une revue cruciale des chantiers routiers du pays. Pendant deux jours, l’immeuble siège du MINTP sera le théâtre d’une évaluation rigoureuse visant à accélérer les travaux sur les grands axes nationaux et à lever les contraintes de performance pour l’exercice 2026. L’enjeu : garantir la fluidité des transports sur l’ensemble du triangle national.
Au Cameroun, le rythme des chantiers routiers est désormais scruté à la loupe par le sommet de l’État. Sous la présidence du Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, les acteurs du secteur se réunissent ces 5 et 6 mai 2026 à Yaoundé. L’objectif est clair : faire le point sur les projets en cours et ceux programmés pour cette année, afin de s’assurer que le bitume avance aussi vite que les engagements pris.
Une offensive sur les grands axes
Cette concertation, qui intervient à l’entame du deuxième trimestre, met un accent particulier sur la mobilisation des entreprises. Le MINTP entend passer de la parole aux actes en relevant le niveau de service sur plusieurs axes stratégiques. Parmi les dossiers prioritaires sur la table, on retrouve les corridors essentiels à l’économie nationale : Yaoundé-Douala, Bekoko-Pont du Nkam-Bandjoun, ou encore l’axe Bertoua-Garoua Boulaï.
L’administration ne se contente pas de surveiller les chantiers existants. Pour les nouveaux marchés récemment attribués, des mesures préparatoires sont activées pour garantir un démarrage sans accroc. Le but affiché est d’éviter les retards chroniques qui ont souvent pénalisé le portefeuille des projets publics par le passé.
Coordination et performance
Au-delà de l’aspect technique, cette revue est un exercice de management. Il s’agit d’identifier précisément les goulots d’étranglement — qu’ils soient financiers, administratifs ou logistiques — pour actualiser les chronogrammes d’exécution. En consolidant la coordination entre les maîtres d’ouvrage, les ingénieurs d’État et les entreprises privées, le Ministre vise une « meilleure performance » globale.
La route reste le premier moteur du développement économique. En convoquant cette session de travail, Emmanuel Nganou Djoumessi réaffirme l’ambition gouvernementale de transformer le paysage infrastructurel du Cameroun. Reste désormais à transformer ces réflexions en kilomètres de bitume pour le confort et la sécurité des usagers.




