Souley Onohiolo, l’éditorialiste en service au journal le Messager lors d’une intervention ce dimanche sur Info TV dans l’émission dominicale Libre Expression parle d’une crise de militantisme au sein du parti dirigé par Maurice Kamto le MRC.
« L’autre chose, il y a légèrement qui s’observe au niveau du MRC. Qui laisse croire que la stratégie n’est pas visible ni lisible. Aujourd’hui, je ne suis pas sûr que vous pouvez trouver des militants convaincus du MRC, qui peut vous dire la stratégie du MRC en dehors de vous dire que Kamto doit être président. Mais voyons, vous ne faites pas…Vous avez un rococo comme Biya avec ses cachets de dinosaures. Vous pensez que dès que vous créez un parti, vous le chassez aussi facilement du pouvoir. Ce n’est pas possible. Et puis, allons même plus en bas. Quel a été le rôle de recrutement des militants au sein du MRC ? Parce qu’aujourd’hui, nous vivons ce qu’on appelle la crise du militantisme. Il y a des gens qui pensent qu’au regard des promesses que brandissait Kamto, Kamto devrait déjà être président de la République. Tout comme les gens ont pensé que John Fru Ndi devait être président de la République. Mais quand John Fru Ndi n’est pas arrivé président de la République, on a vu comment ça s’est passé. Comment il y a eu la guillotine. Comment le 8-2 a sévi au point où, finalement Fru Ndi s’est retrouvé seul. C’est pareil avec le MRC et Kamto. Kamto aujourd’hui, il est fier de lui-même. Il pense que le MRC sans Kamto ne peut pas exister. Voilà des jumeaux. Mais à part vraiment jumeaux, il y a un grand frère et un petit frère. Le grand frère, l’ancêtre du MRC, c’est le SDF. Et nous savons, qu’à un moment donné, Fru Ndi était sûr, paix à son âme, qu’il ne prendrait plus jamais la place à Etoudi, de Paul Biya »





