Le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun Mamadou Mota dans cette sortie s’insurge contre Denis Emilien Atangana concernant la fameuse affaire des investitures pour la présidentielles 2025.
« Monsieur Denis Atangana,
Il y a chez vous une forme de génie qui force, sinon le respect, du moins une profonde stupéfaction clinique : celle de l’homme qui, n’ayant jamais réussi à franchir le seuil d’une licence à l’Université de Soa, prétend aujourd’hui régenter les destinées présidentielles au sommet de l’Olympe politique.
Vous nous racontez, avec l’aplomb du boutiquier qui se rêve banquier, avoir été approché pour la modique somme de 100 millions de francs. Quel sens du sacrifice ! Quelle abnégation ! Entendre un individu dont l’actif personnel peine à égaler le prix d’une bicyclette d’occasion nous expliquer qu’il dédaigne une fortune relève soit de la mythomanie galopante, soit d’une sainte ignorance des réalités comptables.
Mais la vérité, la voilà, brute et sans fard : Le Grand Écart des Chiffres : Hier encore, au quartier à la Brique , devant des témoins dont la mémoire est autrement plus solide que votre cursus universitaire, vous réclamiez 500 millions au Pr Maurice Kamto pour faciliter les investitures. Aujourd’hui, vous jouez les parangons de vertu sur Facebook en criant à la tentative de corruption pour un montant cinq fois inférieur. Monsieur, même dans l’escroquerie intellectuelle, un minimum de cohérence est requis.
Vous faites preuve d’un parasitisme en bandoulière, vous vivez sur le dos de la Fondation Friedrich Ebert comme le morpion sur le pelage du lion, détournant la générosité des partenaires au développement censée faire éclore des talents pour financer votre propre vacuité. Vous n’êtes pas un acteur politique, vous êtes un appendice budgétaire.
Prétendre discuter d’égal à égal avec Maurice Kamto quand on n’est qu’un quidam sans bagage, c’est un peu comme si un figurant de série B se targuait d’avoir réécrit le scénario avec Shakespeare.
La politique camerounaise souffre de bien des maux, mais elle n’a que faire de ces tartuffes qui confondent l’agitation numérique avec l’action publique et la mendicité stratégique avec le leadership.
Retournez donc à vos chères études, ou à défaut, à la discrétion que votre situation de pensionnaire permanent de l’aide internationale devrait vous imposer. Car, voyez-vous, le ridicule ne tue pas encore, mais il finit toujours par démasquer ceux qui, à force de vouloir paraître, oublient tout simplement d’être.
Baba Bikkoy
Fraternellement »





