Les deux visages d’Eto’o selon Ikoul

Dans cette sortie du journaliste du journal d’informations en ligne spécialisé dans le football CFOOT Alain Denis Ikoul, il fait un détour sue les deux attitudes de Samuel Eto’o, président de la Fecafoot et lors qu’il détenait le capitanat des Lions Indomptables.

Toute personne qui détient le pouvoir est tenue d’en abuser ». Cette célèbre maxime de Montesquieu dans son ouvrage intitulé « L’esprit des Lois », est une copie conforme du management de l’actuel patron de la Fecafoot. Hier joueur, il dénonçait, et c’était légitime et normal. Aujourd’hui dirigeant, il réduit les autres au silence. La vérité est implacable : Le pouvoir change les hommes, et réduit leur tolérance à la critique.

De capitaine contestataire à président contesté ?

Cette image (en bas de cet article) en description, souvenir de Brésil 2014, relance le débat sur la liberté de parole chez les Lions. On est en effet le 9 juin 2014, à quelques jours de la Coupe du monde au Brésil, Samuel Eto’o, alors capitaine des Lions Indomptables, monte au créneau pour dénoncer publiquement ce qu’il considérait comme « l’amateurisme » des dirigeants camerounais après les retards ayant entouré le départ de la sélection.

Celui qui avait la veille, humilié la république en refusant le drapeau national à lui remis par le Premier Ministre, mettait en avant la défense des intérêts du groupe. Cette posture avait été diversement appréciée au sein de l’opinion, même si le rapport affectif à l’homme a vite fait oublier au public, la notion de sacralité du drapeau. Tout fut pardonné.

Douze ans plus tard, le débat ressurgit sous une autre forme. Devenu président de la fédération, celui qui défendait autrefois la parole des joueurs est aujourd’hui accusé de peu tolérer les prises de position internes. Eto’o menace, brime, humilie, avant de suspendre. Les épisodes ayant entouré André Onana ou encore les discussions autour de la composition du staff technique ont nourri ce sentiment chez une immense majorité de l’opinion.

Des positions autrefois considérées comme actes de bravoure, sont aujourd’hui criminalisées. D’une main de fer, Eto’o dicte sa loi aux joueurs, aux politiques, à la presse et au public: « tout ce qu’il fait est bon » entend-on régulièrement de ses nombreux affidés.

Question de gouvernance ou changement de posture lié au pouvoir ? Le football camerounais continue d’interroger sur la place laissée à la parole des joueurs selon que l’on soit sur le terrain… ou dans les bureaux. Ivan Kamwa parle souvent de duplicité du personnage Eto’o, eh bien on y est. L’incohérence, la gaucherie et la versatilité ont désormais un nom, un domicile, et un terrain d’expression par excellence depuis décembre 2021: LA FECAFOOT.

THE SHOW MUST GO ON | Il FAUT ASSUMER

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale de 237actu.com.

 

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

Le 13 juillet 2026, l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary a annoncé le dépôt de deux plaintes pénales en Suisse concernant la répression des manifestations post-électorales

Le recours aux injections de produits de comblement corporel par des influenceuses, sans formation médicale, suscite une vive controverse au Cameroun. Si le débat sur

Après des étapes riches en couleur, l’heure est désormais consacrée à l’engagement à fond des uns et des autres dans cette 23ème édition de la

Invité de l’émission « Libre Expression » ce dimanche, Valère Bessala a vivement critiqué la gestion du navire de liquéfaction Hilli Episeyo. Alors que ce

Alors que les délestages électriques rythment le quotidien des Camerounais, la gestion des structures étatiques fait l’objet de vives critiques. Invitée au « Club d’Élites

Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, une collision maritime a perturbé les activités du Port de Douala-Bonabéri. Le choc, survenu entre les